lundi 9 avril 2012

How ‘Bring Your Dog to Work’ Days Could Lower Stress

Cet article, je le dédis à mon chien, qui m'accompagne partout de la société au golf, en passant par le shopping, les cours d'anglais... Cette petite boule de poil m'a reveillée

If you’re a pet person, there’s probably nothing you’d like more than to take your four-legged buddy to work with you. And if the latest research is any indication, you’d probably be a lot happier and less stressed on the job if you did.
In a preliminary study published in the International Journal of Workplace Health Management, scientists found that people who took their dogs to work reported lower stress throughout the day than employees without pets or those who had pets but didn’t take them to work.
Many previous studies have linked the presence of pets with less stress and better health. In studies in hospitals and nursing homes, for example, animals, whether on short visits or longer stays, have contributed to lower blood pressure, faster recovery from surgery and even improvements in depression for patients. So Randolph Barker, a professor of management at Virginia Commonwealth University’s School of Business, wondered how much benefit employees could get from having a furry friend with them on the job.


Read more: http://healthland.time.com/2012/03/30/how-bring-your-dog-to-work-days-could-lower-stress/#ixzz1rYQvoXm7









samedi 7 avril 2012

40 ans

Je n'ai pas encore 40 ans, mais comme me le faisait remarquer une amie, recemment, je suis plus proche des 40 que des 30, la semaine dernière, je rentrais en voiture, un sketch m'a fait mourir de rire
Anne Roumanoff : "J'ai 40 ans"


Make-A-Wish Foundation International - Children

L'optimisme, la joie, garder la conviction que demain sera toujours meilleur sont de puissants moteurs : make a wish à réalisé plus de 270 000 souhaits d'enfants depuis 1980, ils sont vraiment excellents.

Je n'ai jamais été une fan des donations aux différentes associations, la myopathie, les restaurant du coeur, le sida...allez une fois par an pour améliorer son karma...et encore, je suis assez partisane du "sauves toi toi même avant d'essayer de sauver le monde", cela me rappelle cette histoire que Barack Obama raconte sur son enfance en Indonésie, ou il distribuait son argent de poche aux mendiants, jusqu'au jour ou son beau pêre l'a pris par la main, et lui a demandé de compter les pièces qu'il avait dans sa poche, et le nombre de mendiants qui étaient dans la rue, comme il y avait plus de mendiants que de pieces, son beau pére lui a dit de garder son argent, de l'utiliser pour ne jamais finir comme eux.

Je considére les organisations comme Make a Wish différemment, parce qu'elles ne sont pas dans l'assistance, mais dans l'optimisme, et dans la création d'enthousiasme, c'est pour moi une grande différence

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The mission of Make-A-Wish Foundation International is to grant the wishes of children with life-threatening medical conditions to enrich the human experience with hope, strength and joy.

Make-A-Wish®

Founded in Phoenix, Arizona in 1980, when a group of caring volunteers helped a young boy fulfill his dream of becoming a police officer, the Foundation is one of the world's leading children's charities. After the start of the Foundation in the United States, interest in granting the wishes of children with life-threatening medical conditions quickly spread to other nations. In 1993, Make-A-Wish Foundation® International was officially formed to serve the five countries outside the U.S. - and now helps to serve children outside the United States in 47 countries on five continents through its 36 affiliates. The Make-A-Wish Foundation of America grants the wishes of children in the United States through its 62 chapters. With the help of generous donors and over 30,000 volunteers, the Make-A-Wish Foundation has collectively granted more than 270,000 wishes worldwide since 1980.


mercredi 4 avril 2012

Richard Descoings, portrait d'un anticonformiste inspiré

Tu pars déjà ? :-(     Merci pour tout

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"Le patron de Sciences Po était un fervent militant de l'égalité des chances, capable de tous les "coups" pour mener à bien ses réformes.
Le bilan de Richard Descoings, retrouvé mort mardi 3 avril, est impressionnant. Il a fait d’une école parisienne une quasi université de rang international, puisque l’effectif de Science Po frise aujourd'hui les 10.000 étudiants, dont plus d'un tiers d'étrangers. En 16 ans, c’est un considérable exploit qui fait ressortir, par contraste, l’immobilisme d'autres grandes écoles réputées.
On trouve pour partie l’inspiration et les clés de cet activisme dans un livre témoignage de 500 pages auquel Richard Descoings avait consacré beaucoup de temps : "Sciences Po, de La Courneuve à Shanghaï", publié en février 2007, à la veille de la présidentielle (ce qui n’était pas fortuit).
Deux points saillants ressortent de cet ouvrage. D’abord, un panégyrique du fondateur de Sciences Po, Emile Boutmy, auquel on a constamment l’impression que Richard Descoings s’identifie. Ensuite, une vigoureuse charge contre l’interventionnisme de l’Etat dans les affaires de Sciences Po et une demande d’autonomie qui se concrétisera avec la loi LRU six mois plus tard.
Inspiré par le fondateur de Sciences Po
Emile Boutmy crée l’Ecole libre des sciences politiques en 1871, dans le sillage du traumatisme de la défaite de 1870 contre la Prusse, humiliation pour les français qui se vivent depuis un siècle comme porteurs des Lumières (qu’ils croient devoir aller propager aux "colonies") . Guillaume 1er est proclamé Deutscher Kaiser dans la galerie des Glaces à Versailles.
Estimant que "c’est l’université de Berlin qui a triomphé à Sadowa", Emile Boutmy, et quelques autres, dont Jules Ferry – imputent la défaite au retard de l’école et l’université française. D’où sa décision de fonder une "Ecole libre des sciences politiques".
"Libre signifie qu’elle veut ne rien devoir à l’Etat", soulignait Descoings, qui raconte comment s’y est pris Boutmy : "n’ayant pas un sou vaillant, il sut mobiliser un réseau d’hommes d’influence et de fortune qu’il avait su se constituer au fil des ans. Il sonna à toutes les portes pour constituer le capital d’une société par actions qui allait porter l’école (…) Il usait beaucoup de la presse pour faire évoluer les idées". C’est bien la "méthode Descoings" qu’on lit à cette évocation d’Emile Boutmy. Il a fait beaucoup de choses grâce à des aides autres que publiques, et grâce à la presse.
Richie et la méthode Boutmy
Car il décrit ensuite, au fil de pages rageuses, ses bagarres avec sa tutelle publique qui, à l’en croire, n’a eu de cesse que d’entraver ses initiatives. On sent qu’il aurait presque aimé réintégrer le qualificatif "libre" dans son sigle.
Exemple : en 2003, son projet d’Ecole de Journalisme fut refusée par sa tutelle car "non prévue dans le plan quadriennal". Adoptant la méthode Boutmy, il leva alors des fonds et ouvrit en 2004 dans des locaux financés par le privé. La tête de son "réseau d’hommes d’influence et de fortune" à lui, n’est autre que l’un des plus grands acteurs financiers de la place de Paris, Michel Pébereau, l’ancien président de BNP Paribas, qui préside le conseil de direction de Sciences Po, et ardent "fan" de "Richie D" ( riches idées), comme l’ont surnommé ses élèves.
Lors d’une réunion de cadrage budgétaire, un haut fonctionnaire furieux des initiatives du remuant patron lui lança en 2005 : "Je regrette le bon vieux temps où Sciences Po était pauvre mais digne".

Il faisait enrager HEC
Beaucoup d’universitaires ont été "bluffés" par les opérations immobilières réussies par Descoings, et notamment son OPA en 2007 sur les locaux de l’ENA, rue de l’Université et rue des Saints Pères, des sites à la valeur patrimoniale colossale. L’aide de quelques banquiers importants y fut pour quelque chose. Il faut dire que l’on compte énormément de Sciences Po dans la finance.
Descoings faisait enrager les patrons d’écoles comme HEC, l’ESSEC, Centrale ou Polytechnique, délocalisées à 30 kilomètres de Paris, quand il faisait remarquer qu’il n’avait aucun problème pour attirer des très grands profs étrangers qui acceptent une moindre rémunération contre le bonheur d’enseigner à Saint-Germain-des-Prés.
Son plus beau coup consista à obtenir que Condoleeza Rice, secrétaire d’Etat de Georges Bush, fasse sa seule intervention en France, une conférence de 45 minutes, en pleine guerre d’Irak, dans le célèbre amphi Boutmy. Un show sur fond de logo Science Po qui fut mondialement et intégralement retransmis par CNN. Pour y arriver, il avait usé d’une ruse : Rice se croyait à la Sorbonne. "Mais savez-vous que la rue de l’Université où nous sommes installés s’appelait jadis la rue de la Sorbonne ?" rigolait-il pour justifier la manip.

"Périclès le jour, Alcibiade la nuit"
En 2007 il fait un acte d’apparence mineure mais à la symbolique forte : il transforme le logo de Sciences Po. Celui-ci montrait un renard et un lion maigrichons, barrés et comme enfermés dans une sorte de cage. "Vous avez vu, j’ai libéré le lion et le renard ! Et maintenant ils tiennent un livre, sur un fond rouge bien tonique", nous avait il expliqué, jubilant.
Richard Descoings faisait partie de ce genre de personnes qui ont l’art de susciter les passions. Sur les forums internet, les opinions à son sujet étaient presque toujours extrêmes, dans un sens ou l’autre. Il tenait un blog qui avait le don d’enflammer encore plus les commentaires. Le goût pour la provoc humoristique ou ironique faisait partie du personnage.
Lors d’un portrait de lui que nous avions fait dans "le Nouvel Observateur", à une époque où certains prétendaient qu’il en faisait trop lors des fêtes de fin d’année avec ses élèves, nous lui avions demandé quels étaient ses héros. Il avait répondu, au nez d’un dircom' pétrifié, "Périclès le jour, et Alcibiade la nuit". Alcibiade, décrit comme le petit copain de Socrate - comme on dit aujourd’hui - était réputé danser dans les fêtes avec des grappes de raisins autour du front.
"René Rémond reste le plus important de mes maîtres, non seulement parce qu’il est le président de la Fondation nationale des sciences politiques, mais plus encore parce qu’il exerce un magistère moral fondé sur un formidable appétit de vivre et un goût immodéré pour la liberté", écrivait Descoings en 2007. Encore une sorte d’autoportrait par procuration ? "

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120404.OBS5446/richard-descoings-ou-l-anticonformisme-au-service-de-sciences-po.html

mardi 3 avril 2012

Conversations de comptoir

Quelques brides de conversations qui m'ont interpellées aujourd'hui
"moi, je vais voter Melenchon, parce que qu'est ce qu'il est bel homme et puis en plus , il cause drolement bien"
"on a un super mec pour ce boulot, j'ai toute confiance elle s'appelle Maeva"
"Ca te dérange pas que le président soit si nerveux, quand il parle, il bouge tout le temps...ben non, s'il bouge c'est qu'il est vivant"
"Le capitaine, ce n'est pas forcément le meilleur, enfin si tu veux être bon, ne te génes pas"
"Elliot, c'est un drôle de nom pour une fille...surtout que c'est un garçon"

Les Français sont moins motivés que leurs voisins au travail

Le titre est racoleur, mais je ne pense pas que la motivation au travail soit une question de nationalité ou même de culture, c'est plus une question d'hommes, la bonne question serait plutôt : pourquoi en France, avons nous tellement de managers d'équipes, qui n'ont aucune capacité de management, ou aucune envie, ce qui pour moi est pire, parce que si tu ne sais pas faire, ok, discutons, il y a toujours des solutions de formations, d'accompagnement, mais si tu sais faire, que tu ne fais pas, parce que cela te saoules, qu'est ce que tu fais là ?

A un vendeur, tu lui demandes d'être bon vendeur, à un technicien d'être efficace... à un manager quelque soit la taille de son équipe, tu lui demandes d'être inspirant, enthousiaste, d'avoir un bon relationnel ; et là parfois, il y a quand même de sacrés erreurs de casting. La responsabilité à qui ? un peu au RH quand même.
Les RH ont perdu toute crédibilité à mes yeux, il y a déjà très longtemps, je passais le dernier entretien pour un recrutement dans une grande boite, cela devait faire une heure que je discutais avec la RH, bon feeling, je collais au profil de la boite, et à la fin, de mémoire, elle me dit "oui, et j'ai remarqué que vous étiez verseau, les verseaux sont les personnes qui travaillent le mieux chez nous" ; j'ai eu le poste d'ailleurs, mais depuis ce jour là, j'ai toujours regardé les ressources humaines avec beaucoup de circonspection.

Autre exemple, Il y a quelques années, François, c'était le RH de la boite ou j'étais, un type trés sympa, complétement barré, j'avais besoin d'un bras droit, il travaillait sur son recrutement, il vient me voir embété, et il me dit "on a le type qu'il te faut, mais il ne peut pas travailler avec toi"...ça c'est toujours des reflexions qui me font sourire ( cela faisait 2 semaines, je crois qu'il travaillait dessus et c'est à quel moment que tu as oublié que c'était pour moi que tu faisais ce recrutement ?), je ne dis rien, il me deballe le probléme, il s'appele Fouad, il est musulman pratiquant, sa femme est voilée, et je ne pense pas qu'il accepte d'être managé par une femme, il m'a dit oui, mais je pense que non.
Je jette un coup d'oeil sur son dossier, interessant ; je le rappele pour le rencontrer, je l'ai engagé au bout de 10 minutes, il a été le meilleur adjoint que je n'ai jamais eu et fait partie de ces personnes qui lorsqu'elles te disent oui, c'est oui, et lorsqu'elles te disent non, c'est non.

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Au travail, les Français manquent de motivation. Seuls 7% des salariés français disent avoir une "forte" motivation au travail, un score particulièrement faible par rapport aux voisins européens, selon une étude réalisée auprès de 5.500 salariés en France et dans cinq pays voisins par Ipsos Logica pour Endered et publiée dans Les Echos ce mardi 3 avril. En Espagne et en Allemagne, l’enthousiasme au travail anime respectivement 16 et 15% des salariés.
Plus inquiétant, en France, ils sont 40% de salariés français à avoir une faible motivation au travail, et 52% jugent celle-ci "moyenne", selon l'étude. Résultat, la qualité de vie au travail en France est plus fragile que dans les autres pays, où elle atteint un score de 6,1/10. C’est en Allemagne où l’entreprise est la mieux notée avec un score de 6,9/10.

http://www.challenges.fr/revue-de-presse/20120403.CHA4950/les-francais-sont-moins-motives-que-leurs-voisins-au-travail.html

lundi 2 avril 2012

En Birmanie, le parti d'Aung San Suu Kyi triomphe aux législatives partielles

Je suis admirative de la tenacité, du courage et de la force de caractère d'Aung San Suu Kyi, qui a su faire evoluer les choses dans son pays... Stand up pour la Dame de Rangoun, la pluie commence par une goutte d'eau.

"Un triomphe, pour le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), une gifle pour le gouvernement issu de l'ex-junte et qui reste composé en majorité d'anciens militaires : si ce que revendique l'opposition se confirme quand les résultats officiels des législatives partielles du 1er avril seront annoncés cette semaine, la victoire est écrasante. "C'est la victoire du peuple", a clamé dimanche soir "la Dame de Rangoun".
On avait pu imaginer que son succès ne serait pas aussi total, compte tenu de la force de persuasion - plus ou moins coercitive - des responsables politiques locaux roulant pour le régime. Mais l'image de "Suu" est telle dans tout le pays que la NLD aurait raflé la quasi-totalité des sièges qu'elle disputait.
Déjà, lors des législatives de 1990, le parti nouvellement créé d'Aung San Suu Kyi avait remporté plus de 80 % des sièges. Mais les généraux avaient ignoré les résultats. Le "Myanmar" avait replongé pour vingt ans dans l'absolutisme militaire. Jusqu'à ce qu'en 2011, après un autre scrutin terni par une fraude massive, le régime se lance dans une série d'ouvertures politiques sans précédent depuis le coup d'Etat militaire de 1962.
A Kalaw, dans l'Etat shan, au nord-est du pays, les électeurs de cette circonscription multiethnique de 150 000 habitants ont afflué très tôt, dimanche, devant les bureaux de vote. Sur le plateau shan, à des centaines de kilomètres de Rangoun, l'enjeu était des plus complexes. Cet Etat qui compte une trentaine de populations différentes est le précipité d'un pays dont un tiers des 60 millions d'habitants n'appartient pas aux Bamar, l'ethnie principale.

ADULATION APPARENTE
Kalaw est une petite ville coloniale, construite par les Britanniques à plus de 1 000 mètres d'altitude. Une fraîcheur relative y règne en cette avant-mousson, malgré les fumées émanant des cultures sur brûlis alentour et un ciel d'où tombe la lumière glauque d'un soleil voilé. La diversité ethnique n'a pas empêché la NLD de marquer des points sur ces hauteurs : la Ligue a gagné le seul siège parlementaire disputé par quatre partis, dont celui du pouvoir, le Parti pour la solidarité et le développement de l'union (USDP).
"J'ai voté pour le parti d'Aung San Suu Kyi parce les militaires nous ont plongés durant vingt ans dans le sous-développement" : réaction à la sortie des urnes de Su Lat Phyu, 21 ans, ouvrière dans une entreprise de maçonnerie, toute pimpante dans son long pagne vert d'eau. "On ne peut pas être sûr à 100 % que les militaires ne reprendront pas le pouvoir. Cette possibilité est inscrite dans la Constitution", tempère Ukyauk, paysan d'une petite ethnie, les Tangyo. Du même bureau de vote sort soudain une toute petite dame, serviette de toilette enroulée sur le crâne, sourire dévoilant de noirs chicots. Daw Swhe Shid, 75 ans, de l'ethnie Pao, majoritaire ici, a voté elle aussi pour "la Dame de Rangoun" : "Je l'aime tant !"
Cette apparente adulation cache cependant de très insolubles réalités : Aung San Suu Kyi est la fille du général Aung San, héros de l'indépendance assassiné, dont les successeurs avaient été impuissants à satisfaire les revendications autonomistes des ethnies minoritaires. Ces dernières, même si elles admirent la personnalité de sa fille et reconnaissent son courage, lui reprochent souvent son manque de vision quant à l'établissement d'une véritable fédération. "Beaucoup de ces ethnies voient d'abord et surtout Aung San Suu Kyi comme un membre de l'élite birmane", indique à l'AFP Jim Della-Giacoma, de l'ONG International Crisis Group.

"TENSIONS ENTRE LES PEUPLES"
Mais les difficultés à venir vont bien au-delà des insuffisances du discours de la NLD. L'Etat shan, où des groupes armés sont encore actifs en dépit de la signature récente d'accords fragiles de cessez-le-feu, est un brûlot ethnique. Rien qu'à Kalaw, on dénombrerait une trentaine d'ethnies distinctes. Aux intérêts parfois divergents.
"Il y a des tensions entre les peuples", explique Kyaw Kyaw, employé dans une agence de tourisme. "Les Pao, qui sont ici majoritaires, disent que l'on peut cohabiter. En fait, ils ne pensent qu'à eux. Par le passé, ils avaient eux aussi leur groupe armé. Mais depuis une trêve conclue en 1991 avec le gouvernement, ils bénéficient d'avantages qui n'ont pas été accordés aux autres groupes."
L'un des partis présents aux élections est une formation de l'ethnie shan, celle qui donne son nom à cette immense région, le parti du Tigre blanc. "Autrefois, on nous a accusés de séparatisme. C'est faux, ce que nous voulons, c'est l'autodétermination, pas la guerre !", explique U Sai Hla Kyaw, secrétaire général de la formation. Et les promesses du gouvernement ? "Wait and see", répond-il...
Aux élections de 2010, ce "Tigre", ou Parti démocratique national shan, est devenu la deuxième formation au Parlement national. Au risque d'être accusé d'opportunisme par d'autres groupes"

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2012/04/02/en-birmanie-le-parti-d-aung-san-suu-kyi-triomphe-aux-legislatives-partielles_1678954_3216.html