J'ai toujours regardé avec beaucoup de distances, ces émissions télé, qui vous expliquent, qu'il y a des pénuries de medecins, d'hopitaux ou même de services publics, parce que systématiquement, elles étaient tournées dans le fin fond de la France, un bled de 50 habitants, avec juste rien autour. Je n'ai rien contre la tranquilité des no man's land, même si cela ne me correspond pas, mais je me suis toujours dit que si tu habites au milieu de nulle part, il y a necessairement des contreparties, tu ne peux pas avoir les avantages de la modernité dont tu t'éloignes.
Moi qui habite Paris Intra muros, avec mon métre 58 et mes 55 kilos je ne pensais pas que je serai sensibiliser à ce sujet.
Mon nouveau généraliste après m'avoir detecté une tyroidite d'Hashimoto, s'aperçoit que je souffre d'une insuffisance de globule blanc, (Quand je disais que c'était important d'avoir un bon généraliste, là, j'ai vraiment la sensation d'avoir la meilleure de paris) après différents tests, elle m'oriente vers un interniste.
Ma premiére question a été : kesako ?
Grosso modo, quelqu'un de spécialisé dans les maladies orphelines, un medecin qui fait les micro marchés, enfin un professeur, quoique je ne sais pas encore quelle est la différence entre un medecin et un professeur, et je me retrouve avec le numéro de Saint Antoine.
Et là, il faut mieux avoir le sens de l'humour et beaucoup de patience, le standart met en moyenne 5 minutes pour decrocher, je me dis effectivement il faut mieux faire le 15 pour les urgences...mais enfin ils ont décroché, ils me passent le secretariat des internistes.......et là au bout de 8 minutes, personne.
Je raccroche, je rappelle une heure plus tard.......nouveau 5 minutes, par contre le standardiste me communique le numéro direct du secretariat des internistes et me précise qu'il faut appeller entre 10H30 et 16H30, je regarde ma montre 11H40....tout va bien, enfin presque au bout de 10 minutes, personne n'ayant decroché, je raccroche
Je rappelle le numéro direct un quart d'heure plus tard, j'obtiens une charmante dame qui visiblement a passé un mauvais week end, et qui me dit " et vous l'avez déjà vu le professeur ? " moi, j'essaye d'être cool, je souris (le sourire s'entend au téléphone), je lui réponds, "non, mon medecin généraliste m'envoit", "alors vous me faxez la lettre de votre généraliste, et une lettre avec votre nom, votre adresse, votre date de naissance et votre telephone.........et il y a un bon mois d'attente", je propose un email......oula pas de gros mots, on va faire un fax......
Etant d'un naturel têtue, je rappelle ce matin, j'attends, je tombe sur la même charmante dame d'hier, toujours d'aussi bonne humeur, et avec le plus grand naturel du monde, je lui ressers le même barentin, je souhaiterai un rdv pour une consultation, la personne que j'ai eu eu téléphone hier, m'a demandé d'envoyer un fax, je souhaitais savoir si vous l'aviez
La réponse tombe "C'est quoi votre nom ?", elle ne trouve pas, je prends l'accusé de reception que j'ai sous les yeux, lui donne l'heure du fax, nouvelle réponse...le ciel s'éclairci " ah oui, ça me dit quelque chose, je l'ai mis dans le casier du professeur" et puis silence
ok je me lance, je fais la truffe "je m'excuse, je suis un peu néophyte sur le sujet, comment cela se passe ? je vous rappelle dans une semaine, vous me téléphonez..." "on vous ecrit, le professeur me donne un retour d'ici la fin de semaine, et je vous envois un courrier avec l'heure de rendez vous"
Formidable, je remercie et je note sur mon telephone, rappeller Saint Antoine, mercredi prochain pour avoir un rendez vous
Pendant que j'écris je me dis, une mois pour obtenir un rendez vous, plus un mois de délai, deux mois mimimum avant de le voir, il a intérêt à être drôlement doué ce professeur ou à défaut être drôlement interessant, mais bon, j'ai la sensation que c'est important.
Autre chose à noter, ne plus jamais dire quand je reçois quelqu'un, en entretien d'embauche "on vous ecrit"
Point of view, c'est un regard sur des sujets qui m'interessent ou qui m'interpellent, c'est le carnet de note qui me permet de partager ce que j'ai parfois dans la tête, point of view, c'est une photo à un instant donné
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mardi 13 mars 2012
La consultation d'un spécialiste ou comment developper son sens de l'humour
samedi 10 mars 2012
Les symptômes de la thyroïdite d'HASHIMOTO
Rien ne remplace un bon généraliste, je vais chez le medecin pour un truc banal (en plus pour la première fois, je venais de changer de généraliste), elle m'osculte, met sa main sur mon cou et me detecte une probléme de thyroide, l'echo et les tests sanguins confirmeront une thyroide d'Hashimoto.
Je crois que j'ai une grande chance, pas pour la thyroide, mais parce que mon généraliste est certainement l'une des meilleures de la place de Paris, pour les parisiens qui cherchent un bon généraliste, je conseillerai le Docteur Family Delphine dans le 11eme arrondissement.
Elle est trés douée, ayant beaucoup bougé geographiquement parlant, j'ai eu l'occasion de tester quelques généralistes allant du vieux (j'ai tout vu, j'ai tout fait) au jeune (je viens de sortir de la fac, world is mine), j'ai vu quelques bons, quelques médiocres, à ma grande chance aucun de mauvais, parfois des trés barrés quand même; elle, elle est différente, vraiment trés compétente, largement au dessus des meilleurs.
Alors voila que je viens d'étoffer mon vocabulaire avec un nouveau mot : Hashimoto, un nom japonais, cela ne doit pas se traduire en chinois.
La thyroidite de Hashimoto , kesako ?
La thyroïdite de Hashimoto est connue depuis près d'un siècle. Elle porte le nom du japonais qui en a décrit, le premier, les caractéristiques histologiques, c'est à dire l'aspect du tissu thyroïdien malade vu au microscope. Elle est plus fréquente qu'on ne le croit généralement. La biologie permet d'en évoquer le diagnostic chez environ 20% des patients souffrant d'une maladie thyroïdiennes connue, que ce soit une augmentation notable du volume de la glande ou une hypothyroïdie. Mais il existe aussi des formes frustes.
QUELLE EN EST LA CAUSE ?
Un terrain génétique particulier paraît en être un facteur favorisant. En effet, cette maladie est assez fréquemment familiale. Les facteurs déclenchant ne sont pas encore clairement définis. Mais la biologie permet de constater les signes d'un dérèglement très partiel du système de défense immunitaire. Normalement, un microbe agresseur qui pénètre dans l'organisme attire les globules blancs qui se chargent de le fragiliser, en particulier, en fabriquant des substances qui vont aider à le détruire, les anticorps. Parfois, il se trompe et agit en fabriquant des anticorps dirigés contre la thyroïde. Parmi les hypothèses, la plus simple à imaginer est que certaines parties des microbes agresseurs peuvent ressembler à des parties fragiles des cellules de la glande thyroïde. Les anticorps agiraient alors en fragilisant non seulement le microbe, mais aussi la glande thyroïde. Par la suite, le système immunitaire ainsi déréglé continue à produire des anticorps en agissant sur les cellules thyroïdiennes pour des microbes. Il en résulte des anomalies du fonctionnement de la glande. Elle augmente de volume et produit moins d'hormones thyroïdiennes. Ces anticorps antithyroïdiens sont spécifiques de deux sites des cellules thyroïdiennes. L'un est la thyropéroxydase, qui sert à la fabrication d'hormones. L'autre est la thyroglobuline, qui est, à l'intérieur de vésicules, dans la glande, plutôt une forme de stockage des hormones thyroïdiennes ou de leur précurseur. Les anticorps anti-thyropéroxydase et les anticorps antithyroglobuline sont dosables dans le sang. Lors de thyroïdite de Hashimoto, leur concentration est élevée, dans presque tous les cas, avec les techniques de dosages les plus modernes. On constate alors une concentration élevée soit d'anticorps antithyropéroxydase, soit d'anticorps antithyroglobuline, soit les deux à la fois.
ÉVOLUTION SPONTANÉE
Progressivement, la thyroïde augmente de volume, parfois très lentement, en tout cas pas forcément de façon très importante au début. Les signes d'une insuffisance de fonctionnement surviennent en général dans un deuxième temps : fatigue, difficulté à réaliser ce qu'on faisait quelques mois auparavant sans peine, frilosité, prise de poids, constipation, cœur battant un peu plus lentement qu'habituellement. Mais au début, tous ce signes peuvent être dissociés. De plus, ils existent dans bien d'autres maladies et n'ont pas de spécificité. C'est pourquoi les dosages hormonaux thyroïdiens sont indispensables au diagnostic. Moins fréquemment, les thyroïdites auto-immunes, groupe dans lequel se trouve la thyroïdite de Hashimoto, peuvent induire une libération excessive d'hormones, donnant des signes inverses : énervement, amaigrissement, battements cardiaques rapides, sensation d'avoir toujours trop chaud, sont de bons indices. La conjonction onction de tous ces signes et de quelques autres, moins évidents, correspond à une hyperthyroïdie. Mais, là aussi, notamment au début, il existe des formes trompeuses, frustes. Aussi, les dosages hormonaux sont-ils indispensables.
QUELS DOSAGES HORMONAUX ?
Le médecin peut prescrire le dosage de trois hormones différentes. La TSH est la plus fréquemment prescrite. Son nom provient des premières lettres du mot anglais thyréostimuline hormone. Elle est fabriquée par l'hypophyse, une glande au bas du cerveau. Son rôle est de stimuler la thyroïde afin qu'elle produise davantage d'hormones thyroïdiennes. Aussi, quand la production d'hormones thyroïdiennes est insuffisante, la TSH s'élève. Pour plus de fiabilité ou pour mieux évaluer l'importance de l'hypothyroïdie, l'hormone thyroïdienne qui est la plus fréquemment dosée est la T4. Le chiffre 4 vient du fait qu'une molécule de T4 contient 4 atomes d'iode. Du reste, l'un de ces noms est la tétraiodothyronine. Le nom le plus fréquemment utilisé est la thyroxine. Une autre hormone est également dosable, la T3 ou triodothyronine. Sa concentration est généralement moins affectée lors de thyroïdite de Hashimoto. Elle n'est donc pas toujours dosée. Dans les formes moins typiques, la maladie thyroïdiennes auto-immune peut fluctuer : la libération d'hormones peut se trouver majorée de façon fruste, induisant une diminution de la concentration par la TSH.
VOTRE MEDECIN ET L'EVOLUTION DE LA CONCENTRATION DES HORMONES ET DES ANTICORPS ANTITHYROIDIENS
L'évolution de la concentration de la TSH et de la T4 essentiellement, parfois aussi de la T3, éclaire votre médecin pour adapter le meilleur traitement possible à votre situation particulière. Il peut aussi s'appuyer sur les variations de concentration d'anticorps, témoins de l'agressivité de la maladie thyroïdienne auto- immune responsable de la thyroïdite de Hashimoto, pour mieux cerner ce qui se passe lorsque la maladie paraît instable ou l'évolution inhabituelle. Le traitement permet de mener une vie normale, avec très peu d'inconvénients. Dans la plupart des cas, un traitement par T4 est institué. Il s'agit strictement de la même hormone que celle que produit la glande thyroïde. Son rôle est simplement de compenser l'insuffisance de production de la glande. Il ne s'agit donc pas d'un traitement contre une maladie, mais d'une compensation d'un déficit de l'organisme. Donnée au début, à doses appropriées, elle permet à la glande qui souffre, sous l'agression auto-immune, de se 'reposer' un peu. Ce faisant, la TSH cesse de la stimuler de façon excessive. Si le diagnostic est porté tôt alors que la glande n'est pas trop volumineuse, les conditions sont réunies pour que son volume cesse d'augmenter, voire même qu'il diminue pour se rapprocher de la normale, voire se normaliser. Pour obtenir un bon résultat, il faut prendre la quantité de médicaments prescrite, déterminée et adaptée au fur et à mesure de l'évolution, d'après les résultats des dosages et d'autres examens, comme l'échographie ou la scintigraphie, et les renseignements que vous donnez à votre médecin. En prendre plus serait inutile, voire même toxique à fortes doses, vous exposant à créer artificiellement une situation d'hyperthyroïdie. En prendre moins serait insuffisamment efficace, vous exposant à ce que la fatigue et la tendance à l'obésité persistent. Dans les deux cas, par des mécanismes différents, plus tard, votre cœur pourrait en souffrir. Une croyance répandue, mais fausse, consiste à penser que l'apport de T4, lors d'hypothyroïdie par thyroïdite de Hashimoto ferait grossir. Une telle croyance est totalement infondée pour les raisons expliquées plus haut. L'excès d'hormones thyroïdiennes fait au contraire maigrir.
CONCLUSION :
L'amélioration de la sensibilité des moyens diagnostiques, notamment des dosages, permet d'éviter d'avoir à souffrir d'une maladie qui, autrefois, était généralement diagnostiquée de façon tardive. Très souvent, l'augmentation du volume de la glande thyroïde, c'est à dire le goitre, était importante et l'hypothyroïdie cliniquement évidente. La précocité du diagnostic et la mise en route, suffisamment tôt, du traitement, évitent que soi-même ou l'entourage n'ait à souffrir de cette maladie dont l'installation souvent insidieuse la rend difficilement compréhensible pour beaucoup de malades. Le traitement, très simple et sans effet secondaire. Il permet de mener une vie normale.
Dr Jacques GUILLET
<a href="http://www.asso-malades-thyroide.org/detail_asc.php?id=5">http://www.asso-malades-thyroide.org/detail_asc.php?id=5</a>
Je crois que j'ai une grande chance, pas pour la thyroide, mais parce que mon généraliste est certainement l'une des meilleures de la place de Paris, pour les parisiens qui cherchent un bon généraliste, je conseillerai le Docteur Family Delphine dans le 11eme arrondissement.
Elle est trés douée, ayant beaucoup bougé geographiquement parlant, j'ai eu l'occasion de tester quelques généralistes allant du vieux (j'ai tout vu, j'ai tout fait) au jeune (je viens de sortir de la fac, world is mine), j'ai vu quelques bons, quelques médiocres, à ma grande chance aucun de mauvais, parfois des trés barrés quand même; elle, elle est différente, vraiment trés compétente, largement au dessus des meilleurs.
Alors voila que je viens d'étoffer mon vocabulaire avec un nouveau mot : Hashimoto, un nom japonais, cela ne doit pas se traduire en chinois.
La thyroidite de Hashimoto , kesako ?
La thyroïdite de Hashimoto est connue depuis près d'un siècle. Elle porte le nom du japonais qui en a décrit, le premier, les caractéristiques histologiques, c'est à dire l'aspect du tissu thyroïdien malade vu au microscope. Elle est plus fréquente qu'on ne le croit généralement. La biologie permet d'en évoquer le diagnostic chez environ 20% des patients souffrant d'une maladie thyroïdiennes connue, que ce soit une augmentation notable du volume de la glande ou une hypothyroïdie. Mais il existe aussi des formes frustes.
QUELLE EN EST LA CAUSE ?
Un terrain génétique particulier paraît en être un facteur favorisant. En effet, cette maladie est assez fréquemment familiale. Les facteurs déclenchant ne sont pas encore clairement définis. Mais la biologie permet de constater les signes d'un dérèglement très partiel du système de défense immunitaire. Normalement, un microbe agresseur qui pénètre dans l'organisme attire les globules blancs qui se chargent de le fragiliser, en particulier, en fabriquant des substances qui vont aider à le détruire, les anticorps. Parfois, il se trompe et agit en fabriquant des anticorps dirigés contre la thyroïde. Parmi les hypothèses, la plus simple à imaginer est que certaines parties des microbes agresseurs peuvent ressembler à des parties fragiles des cellules de la glande thyroïde. Les anticorps agiraient alors en fragilisant non seulement le microbe, mais aussi la glande thyroïde. Par la suite, le système immunitaire ainsi déréglé continue à produire des anticorps en agissant sur les cellules thyroïdiennes pour des microbes. Il en résulte des anomalies du fonctionnement de la glande. Elle augmente de volume et produit moins d'hormones thyroïdiennes. Ces anticorps antithyroïdiens sont spécifiques de deux sites des cellules thyroïdiennes. L'un est la thyropéroxydase, qui sert à la fabrication d'hormones. L'autre est la thyroglobuline, qui est, à l'intérieur de vésicules, dans la glande, plutôt une forme de stockage des hormones thyroïdiennes ou de leur précurseur. Les anticorps anti-thyropéroxydase et les anticorps antithyroglobuline sont dosables dans le sang. Lors de thyroïdite de Hashimoto, leur concentration est élevée, dans presque tous les cas, avec les techniques de dosages les plus modernes. On constate alors une concentration élevée soit d'anticorps antithyropéroxydase, soit d'anticorps antithyroglobuline, soit les deux à la fois.
ÉVOLUTION SPONTANÉE
Progressivement, la thyroïde augmente de volume, parfois très lentement, en tout cas pas forcément de façon très importante au début. Les signes d'une insuffisance de fonctionnement surviennent en général dans un deuxième temps : fatigue, difficulté à réaliser ce qu'on faisait quelques mois auparavant sans peine, frilosité, prise de poids, constipation, cœur battant un peu plus lentement qu'habituellement. Mais au début, tous ce signes peuvent être dissociés. De plus, ils existent dans bien d'autres maladies et n'ont pas de spécificité. C'est pourquoi les dosages hormonaux thyroïdiens sont indispensables au diagnostic. Moins fréquemment, les thyroïdites auto-immunes, groupe dans lequel se trouve la thyroïdite de Hashimoto, peuvent induire une libération excessive d'hormones, donnant des signes inverses : énervement, amaigrissement, battements cardiaques rapides, sensation d'avoir toujours trop chaud, sont de bons indices. La conjonction onction de tous ces signes et de quelques autres, moins évidents, correspond à une hyperthyroïdie. Mais, là aussi, notamment au début, il existe des formes trompeuses, frustes. Aussi, les dosages hormonaux sont-ils indispensables.
QUELS DOSAGES HORMONAUX ?
Le médecin peut prescrire le dosage de trois hormones différentes. La TSH est la plus fréquemment prescrite. Son nom provient des premières lettres du mot anglais thyréostimuline hormone. Elle est fabriquée par l'hypophyse, une glande au bas du cerveau. Son rôle est de stimuler la thyroïde afin qu'elle produise davantage d'hormones thyroïdiennes. Aussi, quand la production d'hormones thyroïdiennes est insuffisante, la TSH s'élève. Pour plus de fiabilité ou pour mieux évaluer l'importance de l'hypothyroïdie, l'hormone thyroïdienne qui est la plus fréquemment dosée est la T4. Le chiffre 4 vient du fait qu'une molécule de T4 contient 4 atomes d'iode. Du reste, l'un de ces noms est la tétraiodothyronine. Le nom le plus fréquemment utilisé est la thyroxine. Une autre hormone est également dosable, la T3 ou triodothyronine. Sa concentration est généralement moins affectée lors de thyroïdite de Hashimoto. Elle n'est donc pas toujours dosée. Dans les formes moins typiques, la maladie thyroïdiennes auto-immune peut fluctuer : la libération d'hormones peut se trouver majorée de façon fruste, induisant une diminution de la concentration par la TSH.
VOTRE MEDECIN ET L'EVOLUTION DE LA CONCENTRATION DES HORMONES ET DES ANTICORPS ANTITHYROIDIENS
L'évolution de la concentration de la TSH et de la T4 essentiellement, parfois aussi de la T3, éclaire votre médecin pour adapter le meilleur traitement possible à votre situation particulière. Il peut aussi s'appuyer sur les variations de concentration d'anticorps, témoins de l'agressivité de la maladie thyroïdienne auto- immune responsable de la thyroïdite de Hashimoto, pour mieux cerner ce qui se passe lorsque la maladie paraît instable ou l'évolution inhabituelle. Le traitement permet de mener une vie normale, avec très peu d'inconvénients. Dans la plupart des cas, un traitement par T4 est institué. Il s'agit strictement de la même hormone que celle que produit la glande thyroïde. Son rôle est simplement de compenser l'insuffisance de production de la glande. Il ne s'agit donc pas d'un traitement contre une maladie, mais d'une compensation d'un déficit de l'organisme. Donnée au début, à doses appropriées, elle permet à la glande qui souffre, sous l'agression auto-immune, de se 'reposer' un peu. Ce faisant, la TSH cesse de la stimuler de façon excessive. Si le diagnostic est porté tôt alors que la glande n'est pas trop volumineuse, les conditions sont réunies pour que son volume cesse d'augmenter, voire même qu'il diminue pour se rapprocher de la normale, voire se normaliser. Pour obtenir un bon résultat, il faut prendre la quantité de médicaments prescrite, déterminée et adaptée au fur et à mesure de l'évolution, d'après les résultats des dosages et d'autres examens, comme l'échographie ou la scintigraphie, et les renseignements que vous donnez à votre médecin. En prendre plus serait inutile, voire même toxique à fortes doses, vous exposant à créer artificiellement une situation d'hyperthyroïdie. En prendre moins serait insuffisamment efficace, vous exposant à ce que la fatigue et la tendance à l'obésité persistent. Dans les deux cas, par des mécanismes différents, plus tard, votre cœur pourrait en souffrir. Une croyance répandue, mais fausse, consiste à penser que l'apport de T4, lors d'hypothyroïdie par thyroïdite de Hashimoto ferait grossir. Une telle croyance est totalement infondée pour les raisons expliquées plus haut. L'excès d'hormones thyroïdiennes fait au contraire maigrir.
CONCLUSION :
L'amélioration de la sensibilité des moyens diagnostiques, notamment des dosages, permet d'éviter d'avoir à souffrir d'une maladie qui, autrefois, était généralement diagnostiquée de façon tardive. Très souvent, l'augmentation du volume de la glande thyroïde, c'est à dire le goitre, était importante et l'hypothyroïdie cliniquement évidente. La précocité du diagnostic et la mise en route, suffisamment tôt, du traitement, évitent que soi-même ou l'entourage n'ait à souffrir de cette maladie dont l'installation souvent insidieuse la rend difficilement compréhensible pour beaucoup de malades. Le traitement, très simple et sans effet secondaire. Il permet de mener une vie normale.
Dr Jacques GUILLET
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