samedi 25 mai 2013

Et Nate Silver, saint patron des "nerds", créa le data


Il n'est pas encore là que l'assemblée se tait déjà. Dans une atmosphère quasi religieuse, les quelque 250 Londoniens sagement assis face à l'estrade attendent l'arrivée de l'oracle américain, en silence. Démarche un peu gauche et sourire bon enfant, Nate Silver, le saint patron des "nerds" (le sobriquet désigne les obsessionnels du chiffre et des nouvelles technologies), apparaît enfin, avec quelques minutes de retard.
Il est là, costume gris et lunettes rectangles, avec des airs d'oiseau tombé du nid, face aux mines imprégnées de ses fidèles, aussi sûr de ses algorithmes que de son aura. Des mois avant le scrutin présidentiel américain du 6 novembre 2012, il annonçait une confortable victoire de Barack Obama. Faisant ainsi mentir les analystes et autres experts qui pronostiquaient un vote serré. Quelques autres ont, eux aussi, prévu l'élection du candidat démocrate, mais aucun n'a annoncé des résultats exacts dans la totalité des cinquante Etats américains.
UNE MANNE CONSIDÉRABLE
Propulsé au rang de star, ce statisticien de 35 ans, blogueur vedette du New YorkTimes, donnerait presque un coup de vieux à ses – plus – jeunes comparses monomaniaques, nerds à l'ancienne, retranchés derrière leurs écrans d'ordinateur, ne sachant communiquer qu'avec leur machine. C'est un nerd dernière génération, de ceux qui ne craignent ni les projecteurs ni les lazzis, de ceux qui se montrent et qui s'expriment. Et il parle, Nate Silver. Beaucoup.
Ce jour-là, à Londres, il est venu faire la promotion de son livre, The Signal and the Noise ("Le Signal et le Bruit", paru aux Etats-Unis en septembre 2012). Dans la liste des best-sellers des œuvres non romanesques du New York Times et du siteAmazon à sa sortie, il est aujourd'hui traduit dans le monde entier, de l'Angleterre à la Chine, en passant par le Japon, l'Allemagne et l'Italie. Sauf en France. "Il n'est pas étonnant que l'Hexagone n'ait pas traduit son œuvre, estime Stéphane Rozès,conseiller politique, président de Cap. Si la France est une grande consommatrice de sondages, l'idée même qu'un statisticien puisse annoncer en amont le résultat de l'élection est baroque et attentatoire à l'imaginaire politique français."
C'est sa cinquième conférence de la semaine. Silver connaît bien son auditoire. Un public majoritairement jeune qui ne jure que par le "big data" (volumes massifs de données) et rêve d'en maîtriser les rouages. A l'instar de Peter, jeune entrepreneur qui vient de créer sa société, dans les télécoms, et veut toutapprendre de la méthode Silver pour garantir le succès de sa nouvelle affaire. Il ne connaît pourtant rien au big data, il a fait des études de commerce, mais il sait tout des exploits de l'orateur du jour et veut sa part de savoir. "Si j'arrive à apprendrequoi faire de toute la masse d'informations disponibles, je mets toutes les chances de mon côté pour proposer les bons produits aux bons clients au juste prix",explique-t-il.
Il a du pain sur la planche. Messages sur les sites des médias, des réseaux sociaux, images numériques et vidéos publiées sur Internet, transactions en ligne, géolocalisation... "Chaque jour, selon IBM, 2,5 trillions d'octets de données sont générés, rappelle Nate Silver. 90 % des données dans le monde ont été créées au cours des deux dernières années seulement." Mais ne sait pas les traiter et entirer bénéfice qui veut. Industriels, partis politiques, agences de publicité, grandes enseignes... Tous cherchent à les exploiter.
La manne est considérable: selon une étude du Boston Consulting Group, la valorisation de ces informations pèsera 1 000 milliards d'euros en Europe d'ici à 2020, soit 8 % du PIB du Vieux Continent. "C'est une science délicate, il ne suffit pas d'entrer quelques chiffres dans un ordinateur pour obtenir une formule magique, insiste Nate. Avec le développement du big data se multiplient également les analyses erronées, les graphiques approximatifs, les études faussées..." Lui ne s'est pas trompé. Il a capté "le signal" (la vérité) malgré "le bruit" (tout ce qui en détourne). Car Nate Silver est un garçon sérieux, qui traite de sujets sérieux (la politique et le sport principalement), manie des outils sérieux (mathématiques, statistiques...), tout en redoublant d'efforts pour ne pas se prendre au sérieux."D'autres ont des modèles similaires au mien, mais tout est dans la façon dontvous l'expliquez aux gens", analyse-t-il.
Il parle un langage simple, étaie ses démonstrations d'exemples à la portée de tous (météo, Wall Street, poker...), ponctue ses interventions de traits d'humour et ne cesse de marteler : "Je n'ai rien fait d'exceptionnel." Barack Obama n'est pas de cet avis. Le 9 mars dernier, au cours du traditionnel dîner du Gridiron à Washington, le président a suscité l'hilarité de l'assemblée en déclarant : "Vous avez remarqué l'absence ce soir d'une personne importante dans ma vie, qui m'a toujours soutenu et m'a donné espoir même lorsque les choses paraissaient sombres. Ce soir, je veux remercier publiquement mon rocher, mon pilier. Merci, Nate Silver." Même lorsque le candidat républicain Mitt Romney a remporté le premier débat télévisé et que les sondages le donnaient vainqueur, le statisticien s'en est tenu à ses prévisions. Une constance qui lui a valu l'ire des conservateurs, des accusations de parti pris et les moqueries des analystes politiques, furieux de se faire contredire et voler la vedette par un statisticien biberonné au base-ball.
DISEUR DE BONNE AVENTURE
Le jeune homme n'en est pas à son premier algorithme.  Son père, professeur desciences politiques, l'a décrit au New York Times comme un petit prodige"fanatique des nombres", capable de faire des multiplications à deux chiffres dès la maternelle. Originaire d'une petite ville universitaire du Michigan, East Lansing, il crée sa première "formule" en cinquième, "une catastrophe" dit-il en souriant. Fan de base-ball – "je savais bien que je ne serai jamais un grand joueur" – le modèle était censé prévoir les chances de gagner des équipes.
Quelques années plus tard, il remet ça. Son diplôme d'économie en poche, il passe une longue période "d'ennui" dans le cabinet de consultants KPMG avant de se (re)lancer dans la sabermétrie (la statistique appliquée au base-ball) et de créer Pecota, un logiciel capable de prédire les performances des joueurs et des équipes de la première ligue américaine. Une discipline rendue célèbre grâce au film Le Stratège, avec Brad Pitt, sorti en 2011, qui raconte l'histoire (vraie) dumanager de l'équipe des Oakland Athletics, Billy Beane, qui, avec son assistant, s'adosse aux statistiques pour sélectionner ses joueurs, décider de leur position sur le terrain et concurrencer les grandes franchises.
Joueur de poker semi-professionnel (pendant plusieurs années, il a gagné sa vie aux tables de jeu), Nate Silver décide d'entrer dans l'arène politique en 2007. Sous le pseudonyme de Poblano, il publie en ligne des prévisions sur l'élection présidentielle de 2008, qu'il nourrit avec les milliers de sondages réalisés aux Etats-Unis. Une envie née "d'une frustration personnelle, explique-t-il. Le commentaire politique aux Etats-Unis est très pauvre, la plupart des émissions d'information sont en réalité du divertissement. Souvent dans une campagne, il ne se passe rien, mais comme ils veulent à tout prix raconter quelque chose, alors ils brodent, fabriquent des informations et pensent qu'être expert cela signifie "donner des réponses définitives"".
Nate Silver, lui, n'affirme jamais rien de définitif. Son créneau, ce sont les probabilités : "Il y a 80 % de chances qu'Obama remporte l'élection." "Les 20 % représentent la dose d'incertitude inhérente à la réalité, insiste-t-il. Ce qui exaspère les experts." Et renouvelle le genre du commentaire politique. En prédisant en 2008 les résultats du scrutin présidentiel dans 49 Etats sur 50, il sort de l'ombre. L'année suivante, il figure dans la liste des 100 personnes les plus influentes du monde dressée par le magazine Time. Cette année, le sans-faute lui vaut deprendre la tête du palmarès 2013 des "100 personnes les plus créatives du monde des affaires" du magazine Fast Company. Le plaçant ainsi directement dans la lignée des "nerds qui conquièrent le monde".
"Sans le vouloir, je suis un peu devenu le porte-parole des nerds, confie-t-il.J'incarne le data geek qui s'oppose aux soi-disant experts." Son blog,FiveThirtyEight (Cinq cent trente-huit, en référence au nombre de grands électeurs du collège électoral américain), hébergé par le New York Times depuis 2010, est l'un des plus suivis de la politique américaine : 20 % des lecteurs internautes du quotidien consultent ses prévisions. Courtisé par les entreprises, les équipes de sport et certains candidats, il refuse toutes les propositions, y compris celles émanant des formations politiques. "Je me vois comme un outsider et je refuse defaire partie d'un monde immoral qui passe son temps à manipuler le public."
Même Hollywood lui fait les yeux doux. "L'industrie de cinéma est obsédée par l'idée de savoir quel film va marcher", commente-t-il. S'il s'amuse à quelques prévisions "hors champ", tel que les gagnants des Oscars, il s'en tient à la politique. Du moins pour les quatre prochaines années. "Je compte créer un jour ma propre société et élargir mes prévisions à d'autres domaines", annonce-t-il.
Le jeune homme n'a pas fini d'affronter l'ire de ses détracteurs et autres sceptiques. Comme Jonathan, professeur de marketing de l'université de Westminster, dans l'assemblée, ce jour-là, à Londres. Gigotant sur sa chaise, il pousse régulièrement des soupirs d'exaspération. "Ce type n'est qu'une imposture, une mode, peste-t-il. Depuis toujours, nous voulons trouver quelqu'un capable de prédire le futur, mais ce n'est pas lui, tout ce qu'il fait c'est donner des probabilités."
Nate Silver n'a jamais affirmé le contraire. Si on le prend régulièrement – et à tort – pour un diseur de bonne aventure, c'est contre son gré. Propulsé pape du big data, intronisé "Seigneur et dieu de l'algorithme", présenté comme "l'homme capable de deviner l'avenir" et "star de la pop culture", on l'affuble de pouvoirs qu'il n'a jamais prétendu posséder. "Quel sera le sexe de l'enfant de Kate [Middleton]?", "Est-ce que cette fille va accepter mon invitation à dîner ?"... Des questions absurdes auxquelles il répond d'un sourire poli : "Je n'avais pas prédit mon succès."


http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/05/24/et-nate-crea-le-data_3415955_651865.html

samedi 4 mai 2013

Tenir le cap

Une fois, que tu as pris une décision, il faut tenir le cap en essayant de faire le moins de dégât possible, tout en gardant l'objectif en ligne.
I feel so down today, hope it'll be better tomorrow

jeudi 2 mai 2013

Jeudi

Une sortie, ce n'est qu'une entrée que l'on prend dans l'autre sens

dimanche 28 avril 2013

Faire le bon choix

J'espère faire les bons choix. Chaque fois, que vous prenez un tournant, vous vous posez quelque part la question. Aujourd'hui c'est un peu la big question :
"qu'est ce que je veux faire ?" professionnellement parlant et personnellement parlant

La crise de la quarantaine

La premiére fois que j'ai entendu "tu traverses la crise de la quarantaine", c'était mercredi et je me suis dit "Ah oui ? ok !", mais en fait, je n'ai pas trouvé l'expression sympa.
Dans ma tête, cela revenait a dire que ce que je faisais, n'était pas le résultat d'un choix, mais une conséquence automatique d'une forme de syndrome....Et puis cette nuit n'arrivant pas à dormir comme depuis lundi, je me suis dit "allons regarder cette crise de la quarantaine" et finalement cela me plait bien, alors ok pour la crise de la quarantaine, why not ?



Un sentiment d'urgence se dessine : quarante ans! Pour bon nombre d'entre nous, indépendamment du sexe, voilà l'occasion de faire le point sur sa vie familiale, professionnelle et affective. Catastrophe ou opportunité en or? À vous de choisir!
L'éclatement du couple
Il arrive parfois que la crise de la quarantaine provoque l'éclatement du couple. Monsieur, ou madame, las de la routine qui s'est installée au fil des ans, décide d'aller voir ailleurs.
L'urgence chez la femme
La crise de la quarantaine, la plus importante de notre vie, se vit différemment chez les hommes et les femmes. Les urgences ne sont pas les mêmes pour l'un et pour l'autre. Tous ont déjà une vie professionnelle sur les rails, avec son lot de succès et de déceptions. Mais cette crise existentielle, la plus importante de votre vie mesdames, s'apparente à des montagnes russes. Tout y passe.
Une remise en question
À l'opposée des crises de la vingtaine, de la trentaine et de la cinquantaine, la crise de la quarantaine se vit différemment, surtout chez la femme. La remise en question est drastique, profonde, parfois existentielle. Le chum, la vie de famille, les rêves à réaliser, le travail, l'argent, tout y passe. C'est le moment de faire le point : qui suis-je? Suis-je heureuse en couple? Ai-je réalisé tous mes rêves, nourrit mes passions? Aurais-je assez d'argent pour la retraite? Le questionnement est profond et se traduit parfois par des chambardements majeurs : réorientation de carrière, séparation, divorce.
C'est également au cours de la crise de la quarantaine que l'alarme biologique sonne le plus fort, chez celles qui n'ont pas d'enfant. La femme sera bientôt infertile. Elle cherchera alors à combler cette absence, souvent perçue comme un vide.
Un impact sur le corps
Généralement, c'est au cours de la crise de la quarantaine que la femme prend conscience du passage des ans et de ses impacts sur son corps. Les cuisses ramollissent, les seins commencent à tomber. La résistance physique diminue lentement, au point où elle ne se sent plus capable d'accomplir les mêmes tâches qu'auparavant.  Finies les courses effrénées des superwomen : le corps ne suit plus.
Les proches qui partent
Quarante ans, c'est aussi l'âge auquel les humains constatent que la vie va s'arrêter un jour. Autour d'eux, des proches décèdent, luttent contre les maladies, voient leurs capacités diminuer de façon importante, et constante.
Le temps qui passe
Pour la femme, dont l'espérance de vie dépasse les 82 ans, la crise de la quarantaine est aussi une bonne nouvelle. Il lui reste la moitié de sa vie devant elle. Elle aura encore quatre belles décennies pour accomplir ce qu'elle n'aura pas réussi à faire durant les quatre premières. L'occasion s'avère idéale pour renouer avec ses convictions personnelles, ses rêves. Il devient essentiel alors de redéfinir ses priorités face à l'argent, la famille, ses passions.
De grandes choses après 40 ans
De nombreuses femmes ont réalisé de grandes choses après avoir franchi le cap de la quarantaine. Elles sont devenues des chefs de file dans leur domaine, pris le crachoir devant des assemblées d'hommes subjugués par leur courage et leur détermination. Les Québécois reconnaîtront sans doute de nombreuses femmes qui ont marqué, et marquent toujours, la scène artistique, télévisuelle, la politique et le monde des affaires.
Conseils pour franchir cette étape
Mais comment franchir cette étape avec brio? Il n'y a pas de recette secrète, mais ces quelques conseils vous faciliteront la tâche.
Prenez votre temps
En mode crise existentielle, il ne sert à rien de tout précipiter. Réfléchissez, pesez les pour et les contres avant de vous engager dans une voie, quelle qu'elle soit.
Lisez
Vous trouverez, sur Internet et en librairie, des articles et des livres sur le sujet.
Écrivez
Un dressant des listes de vos insatisfactions et de vos satisfactions, vous aurez les idées plus claires. Car, vous le savez, l'écriture nous distancie souvent des interrogations qui nous habitent.
Regardez vers l'avenir
Il ne sert à rien de ressasser le passé. C'est la somme de vos expériences qui a forgé la personne que vous êtes aujourd'hui. Et ce sont ces choix de vie qui vous a amenée à ce point de votre existence.

Soyez réaliste
Il ne sert à rien de vous fixer des objectifs, de caresser des rêves qui, en fin de compte, sont irréalisables.

Allez-y pas à pas
Pour franchir cette étape, adoptez la théorie des petits pas. Faire de grandes enjambées ne servira qu'à vous épuiser et à vous faire commettre quelques erreurs que vous pourriez regretter.

Faites du ménage
Dressez un bilan de votre vie et évaluez si les résultats rencontrent vos désirs. En franchissant cette étape élément par élément, vous verrez que certains aspects de votre vie vont très bien.

Éliminez les irritants
Une fois que vous aurez bien identifié les éléments qui vous compliquent l'existence, éliminez ceux qui grugent votre énergie. Vous n'avez pas de temps à perdre en de vaines récriminations et votre énergie sera plus productive dans d'autres aspects de votre vie.

http://www.canalvie.com/vie-de-couple/articles/la-crise-de-la-quarantaine-1949/

Pas facile

Pas facile de changer sa vie, c'est dur de tenir le cap, tellement facile de se laisser aller et de surtout ne rien changer...mais tu finis par te perdre
Ne pas céder a la facilité

mardi 23 avril 2013

Quelle semaine !

Cette semaine, aujourd'hui j'ai fait mon coming out....oui, j'ai 40 ans et j'ai fais mon coming out...un peu tard ? probablement...Qu'est ce que je ressens ? Rien, un peu comme quand vous passez les choses de la colonne à faire à la colonne fait. Pas plus
Pourquoi maintenant ce besoin de clarifier les choses ?
Parce qu'hier une femme magnifique m'a dit qu'elle m'aimait, qu'elle avait envie de m'embrasser en me regardant dans les yeux, qu'elle a mis tout son coeur sur la table et que moi j'avais juste envie de la prendre dans mes bras, parce qu'elle me touche, parce que j'y suis tellement attachée, et que je n'ai pu que lui dire, que ce n'était pas possible, que je n'étais pas célibataire. Parce qu'aujourd'hui, j'ai laissé aller les choses, je vis avec quelqu'un que je n'aime plus et c'est comme pour mon coming out, je laisse faire les choses, plus facile de ne pas avoir de heurts...et donc, je l'ai laissé partir.
Qu'est ce que je ressens ? tellement de peine, mais aussi je pense l'envie de corriger cette situation