dimanche 23 mars 2014

Vivre avec quelqu'un qui ronfle

Vivre avec quelqu'un qui ronfle est la pire des galères et un vrai tue l'amour
Entre fatigue et agacement

Ce qui marche, ce qui ne marche pas

Par Ludovic Chappex - Mis en ligne le 13.01.2010 à 15:16


Les techniques qui marchent...

UNE SAINE HYGIÈNE DE VIE
L’amaigrissement constitue la première règle préconisée par les médecins. Car une surcharge pondérale a pour effet d’augmenter le volume de la langue et des tissus de la gorge, bloquant le passage de l’air. Les spécialistes incriminent aussi l’alcool, dont la consommation excessive provoque un relâchement du tonus musculaire, et également le tabac, qui irrite les muqueuses. «Il n’y a pas de miracle, dans le cas d’un gros monsieur qui boit et qui fume, un changement de ses habitudes de vie aura toujours plus d’impact qu’une intervention chirurgicale», résume le Dr Philippe Kehrer, du Centre de médecine du sommeil et de l’éveil (CMSE) de Genève.

LA BONNE POSITION
Les personnes sujettes au ronflement doivent éviter de dormir sur le dos, car leur langue est alors repoussée vers l’arrière du palais, réduisant l’espace pour le passage de l’air. Pour éviter de s’assoupir dans cette position, il existe des pyjamas ou T-shirt antironflements, qui intègrent une petite balle logée dans le dos du tissu. Toutefois, le fait de changer de position peut certes soulager un ronflement léger mais ne résoudra pas les cas plus sérieux.

LA PROTHÈSE D’AVANCEMENT MANDIBULAIRE
Cet appareil dentaire permet d’avancer la mâchoire inférieure durant le sommeil et de libérer le passage de l’air. «Il s’agit d’une solution efficace, y compris pour les cas d’apnées légères à modérées», relève le Dr Raphaël Heinzer. Un tel appareil coûte de 800 à 1500 francs. Malheureusement, les assurances maladie ne le remboursent pas.

L’APPAREIL DE RESPIRATION ASSISTÉE (CPAP)
Certes très encombrant et bien peu glamour, le masque de respiration assistée (également appelé CPAP: continous positive airway pressure) a largement fait ses preuves. Ce système qui insuffle une pression d’air continue à l’intérieur de la gorge se destine essentiellement aux apnéiques. Son acquisition ou sa location est remboursée par l’assurance maladie.

L’INTERVENTION CHIRURGICALE
Lorsque le nez est obstrué, ou que la luette ou le voile du palais sont trop développés, la chirurgie peut constituer une solution. Il existe plusieurs techniques, qui vont du coup de bistouri au traitement au laser, en passant par la radiofréquence. Plutôt douloureuse, la convalescence postopératoire dure environ une semaine. L’efficacité de certaines interventions fait toutefois débat, comme l’explique Raphaël Heinzer: «Parfois le phénomène de cicatrisation complique carrément la situation initiale et peut aggraver les apnées. L’autre danger des opérations réside dans le fait de supprimer le bruit (ici en quelque sorte la pointe de l’iceberg) sans traiter la cause du mal. Souvent les apnées persistent car l’obstruction a alors lieu plus bas, derrière la langue. Un cas de figure baptisé silent killer...»

... et celles qui ne fonctionnent pas
LES SPRAYS BUCCAL ET NASAL
«Ça ne marche pas, affirme Raphaël Heinzer. De tels produits cosmétiques n’ont qu’un effet placebo. Puisque le ronflement simple n’est pas considéré comme une maladie, ces solutions ne sont pas testées ou validées scientifiquement avant leur mise sur le marché. A la longue, l’abus de spray peut même provoquer des problèmes pulmonaires.»
LES ÉCARTEURS NARINAIRES ET BANDELETTES NASALES
Ces solutions, si elles favorisent l’entrée de l’air au niveau des narines, n’agissent en aucun cas sur la cause du ronflement. Sans intérêt.
LA CANULE
«Plus proche de l’outil de torture que d’un système réellement efficace», selon Raphaël Heinzer. Ce type de prothèse, constitué d’un tube souple en silicone, s’enfonce dans la bouche pour faciliter le passage de l’air. A vos risques et périls.
LE STIMULATEUR ÉLECTRIQUE
Probablement le dispositif le plus absurde du lot. Les stimulateurs électriques de poignet, qui se portent comme une montre, détectent les ronflements et délivrent une impulsion électrique pour forcer le dormeur à changer de position. «Ce type d’appareil a surtout comme effet de perturber le sommeil. Ce n’est pas le but recherché, n’est-ce pas?», ironise le médecin.


samedi 1 mars 2014

En finir avec la répétition

Si nos histoires d’amour finissent mal, c’est parce que nous répétons indéfiniment le même scénario, inspiré par notre enfance. Identifier ce « script » inconscient peut nous aider à changer de rôle et à nous engager enfin dans une aventure différente.

http://heureux-dans-sa-vie.com/comment-arreter-definitivement-ses-schemas-de-repetition/


dimanche 2 février 2014

le narcissisme et ses pathologies

Heinz Kohut est un auteur qui a focalisé son étude sur le narcissisme, amenant à ce propos de précieux apports. Il en est venu à reconsidérer le narcissisme dans sa définition, et à le concevoir comme une ligne de développement et d’investissement parallèle à celle de la relation d’objet, et non comme un stade du développement de ladite relation d’objet. J’aborde dans ces notes très succinctes quelques unes de ses considérations importantes : le narcissisme, le transfert narcissique, la pathologie narcissique et le traitement des aspects de pathologie narcissique.

A noter que Kohut s’inscrit dans le courant de Fairbairn, tous deux rompant avec la psychanalyse freudienne en considérant que la pulsion est en quête d’objet et non de plaisir.


Le Self :
(dans la lignée de la conception de Hartmann)
Ensemble des représentations de soi contenues dans le Moi. Contenu de l’appareil psychique, plus proche de l’expérience que ne l’est l’Ego.

Narcissisme :
Investissement des représentations de soi (et non pas investissement du Moi).
Le narcissisme est une relation d’objet, distincte de l’amour d’objet. C’est l’investissement d’un objet au statut particulier, appelé selfobjet, à savoir un objet au service du self.
Le narcissisme prend deux configurations (plus tard, Kohut dira deux composantes) :
1.     Le Self grandiose
2.     L’Imago parentale idéalisée

Genèse du narcissisme :
Elle est vue dans l’attitude peu réceptive de la mère. Mère soit aux réponses inappropriées, soit s’appropriant l’enfant pour ses besoins narcissiques à elle

Angoisse du narcissique :
Peur d’intrusion, de perte de soi, de perdre le contact avec la réalité. C’est donc une angoisse spécifique, distincte de l’angoisse névrotique et de l’angoisse psychotique.

Transfert narcissique :
Kohut découvre que le narcissique opère bel et bien un transfert, et donc est un candidat à l’analyse psychanalytique. Mais ce transfert est spécifique par son mode et par son statut.
Ce transfert narcissique a deux formes possibles :
1.     Le transfert idéalisant (« Tu es parfait, et je fais partie de toi »)
2.     Le transfert en miroir (« Je suis parfait et j’ai besoin que tu le confirmes »).
Il existe trois formes du transfert en miroir :
·       Transfert fusionnel
·       Transfert en alter ego
·       Transfert en miroir proprement dit
Le transfert narcissique a un statut différent du transfert d’objet :
·        Le transfert objectal est une résistance, alors que le transfert narcissique est l’objet d’une résistance. Autrement dit, le névrosé se défend par le transfert objectal, alors que le narcissique se défend du transfertnarcissique.
·        Le transfert objectal est un déplacement sur le thérapeute de la relation aux parents. Le transfert narcissique n’est pas un déplacement, mais l’instauration d’un lien narcissique. On pourrait dire, selonmoi, que c’est le déplacement d’une fonction (si l’on ouvre sort de la définition rigoureuse du déplacement de la psychanalyse)

Diagnostic de la personnalité narcissique :
1 Manque d’entrain, malaise, vulnérabilité narcissique, symptômes diffus.
2 Eventuellement rage, hypocondrie, passages à l’acte, dépression.
3 Au niveau relationnel, relations floues, exemptes d’humour et d’empathie. Sensibilité au manque d’égard. Position d’arrogance et d’exhibitionnisme, alternant avec une position de froideur, embarras, honte, et sentiment d’infériorité.
4 Défense possible : cynisme
5 Le narcissique peut user de structures défensives suivantes : Acting, addictions, perversions agies, ou fantasmes de perversion. Leur fonction est de restaurer l’estime de soi, d’éviter la fragmentation.

Les contre-transferts fréquents chez les thérapeutes :
Se sentir investi comme une « fonction impersonnelle » et non comme un objet.
L’inhibition de l’empathie est un risque pour le thérapeute (au service de l’évitement de la fusion).
Le transfert idéalisant amène parfois des défenses contre l’investissement grandiose de soi par le thérapeute.
Le transfert en miroir amène souvent l’ennui, les tensions, l’impatience.

Interventions thérapeutiques avec la personnalité narcissique :
L’empathie est un composant thérapeutique essentiel pour le narcissisme.
Sur le mode des besoins de base successifs que sont rassurer puis nourrir, le besoin du narcissisme est une thérapie où se succèdent en deux phases distinctes : comprendre et expliquer. La compréhension empathique y joue un rôle essentiel (empathie définie comme un effort pour saisir le monde de l’autre, non pas comme on le perçoit mais comme il est vraiment).
Le narcissique a besoin d’une réponse en miroir, c’est-à-dire ni de silence, ni d’interprétation, ni de confrontation à la réalité. Il a besoin de verbalisation et de reconnaissance de ses besoins.
Il est important de laisser le transfert narcissique se déployer (tout comme on le fait en psychanalyse avec le transfert névrotique).
La trame générale de la thérapie se fait en deux temps. Une première étape – qui peut durer plusieurs années – consiste à travailler sur le vécu ici et maintenant, pour consolider l’investissement en selfobjet, et construire chez le client la conscience de la blessure narcissique. Ensuite seulement, la thérapie peut inclure l’interprétation génétique (i.e. interprétation sur le passé).
Face aux structures défensives, la démarche thérapeutique implique d’identifier le déclencheur de la blessure narcissique.
Intervention sur le transfert narcissique : De par sa différence de nature et de fonction avec le transfert objectal, le transfert narcissique a à être soutenu, et ne doit pas être interprété (dans un premier temps) puisqu’il n’est pas une résistance, ni un déplacement. L’interpréter serait non seulement erroné, mais consisterait également en une répétition du traumatisme (de la mère qui refuse l’empathie et détourne ce qu’adresse l’enfant).

http://tricycle.centerblog.net/27-le-narcissisme-et-ses-pathologies-selon-kohut

mardi 28 janvier 2014

Décidément je ne vais pas très bien - L’angoisse et les troubles anxieux

Nous éprouvons tous de l’angoisse de temps à autre. Rares sont les personnes qui passent une semaine sans éprouver de la tension causée par l’angoisse ou qui n’ont pas l’impression, un jour ou l’autre, que quelque chose va mal tourner. L’angoisse peut se manifester à l’occasion d’un événement important, par exemple lors d’un examen ou d’une entrevue d’emploi, ou lorsqu’on perçoit une menace ou un danger, par exemple lorsqu’un bruit étrange interrompt le sommeil. Toutefois, en règle générale, cette angoisse quotidienne se manifeste de façon intermittente, elle est bénigne et ne dure pas longtemps, alors que l’angoisse qu’éprouve une personne ayant un trouble anxieux survient fréquemment, est plus intense et peut durer des heures, voire des jours.
Malheureusement, les troubles anxieux sont courants. Des recherches ont démontré que jusqu’à un adulte sur quatre est aux prises avec un trouble anxieux à un moment où à un autre de sa vie et que une personne sur dix est susceptible d’avoir eu un tel trouble au cours de l’année écoulée. Les troubles anxieux sont les troubles de santé mentale les plus courants chez les femmes et se placent au deuxième rang, derrière les troubles liés à la consommation d’alcool et d’autres drogues, chez les hommes. Les personnes ayant un trouble anxieux peuvent avoir de la difficulté à travailler ou à étudier, à accomplir les tâches quotidiennes et à avoir de bons rapports avec les autres. De plus, dans bien des cas, ces troubles causent des difficultés financières et de graves souffrances personnelles.
Bien des gens vivent avec un trouble anxieux pendant des années avant que ce trouble ne soit diagnostiqué et traité. Les personnes qui pensent avoir un trouble anxieux devraient consulter un professionnel de la santé dans les plus brefs délais afin d’être traitées. Les troubles anxieux se soignent. Si le traitement est administré dès l’apparition du trouble, cela accroît les chances de rétablissement.
Les six principales catégories de troubles anxieux sont les suivantes : phobies, trouble panique avec ou sans agoraphobie, trouble d’anxiété généralisée, trouble obsessionnel-compulsif, trouble de stress aigu et syndrome de stress posttraumatique (American Psychiatric Association [APA], 2000). Bien que ces troubles soient différents les uns des autres à certains égards, ils ont des points communs :
• une peur irrationnelle et excessive ;
• un sentiment d’appréhension et une tension ;
• de la difficulté à accomplir les tâches quotidiennes ou un sentiment de détresse à l’idée d’accomplir ces tâches.
Dans les exemples suivants, Suzanne, Jean et Linda* manifestent des symptômes semblables même si la nature de leurs craintes est différente.
Suzanne est aux prises avec des crises de panique récurrentes et imprévues depuis cinq ans.
« Tout a commencé un soir où il pleuvait. J’étais derrière le volant, en route pour la maison. Je me suis mise à trembler, j’ai eu des étourdissements et j’avais de la difficulté à me concentrer. Au début, je croyais que j’éprouvais ces symptômes à cause de ce que j’avais mangé, puis j’ai commence à me perdre dans mes pensées. Je me suis dit : « Estcequejevais m’évanouir ? », « Suis je sur le point de mourir ? ». Tout mon corps s’est mis à trembler; c’était comme s’il était sous tension. J’ai tout de suite range ma voiture sur l’accotement et j’ai telephone à ma fille pour lui demander de venir me chercher. Depuis, j’ai eu des dizaines et des dizaines de crises de ce genre. Au début, elles se produisaient seulement lorsque je conduisais, mais maintenant elles peuvent se produire lorsque je magasine, que je suis dans une file d’attente ou que je prends l’autobus. J’ai l’impression de passer la majeure partie de mon temps à apprehender et à attendre la prochaine crise. »
Jean dit qu’il a toujours été extrêmement timide et qu’il a toujours eu peur de se mettre dans l’embarras lors de situations sociales.
« Dès l’âge de sept ans, je détestais être le centre d’attention. À l’école, je m’efforçais d’être aussi invisible que possible. Je priais pour que l’enseignante ne me pose pas de question. Lorsque je devais faire une presentation devant la classe, j’étais incapable de dormir la semaine d’avant. J’avais peur d’oublier mon texte, de bafouiller et d’avoir l’air stupide. On dirait que rien n’a changé. Au bureau, je redoute d’assister aux réunions, de discuter avec mon patron, d’aller manger avec des collègues et, pis encore, de presenter des rapports à mes coéquipiers, ce que je dois faire tous les mois. Tout le monde sait que je suis très mal à l’aise dans ces situations. Mes collègues pensent sans doute que j’ai l’air bizarre et que je raconte des bêtises. »
Linda est une femme mariée âgée de 34 ans. Elle est aux prises avec des obsessions du doute et des compulsions de vérification depuis l’âge de 15 ans. Elle décrit ses problèmes actuels.
« Je crains que, si je ne prends pas toutes les precautions necessaries pour prévenir le danger, quelque chose de terrible va se produire et ce sera de ma faute. Je dois vérifier mille et une fois la cuisinière, les lumières, le fer à repasser, mon fer à friser et le câble du téléviseur pour m’assurer que je ne causerai pas d’incendie. Lorsque je m’apprête à quitter la maison, je vérifie la serrure de la porte une fois, deux fois, trois fois. Je pars pour me rendre au travail. À michemin, je retourne à la maison pour bien m’assurer que je n’ai pas laissé la porte ouverte. Parfois, au travail, quand je veux envoyer un simple courriel à mon patron, je commence à le rédiger, je corrige les erreurs, j’efface tout et je recommence une vingtaine de fois avant de l’envoyer. »
Pour mieux comprendre la nature des troubles anxieux que ressentent Suzanne, Jean et Linda, il faut d’abord déterminer ce qu’est une angoisse « normale ». Plus loin dans ce chapitre, nous décrirons les craintes les plus courantes associées aux principaux troubles anxieux et les composantes de chaque trouble.
* Les noms et les éléments d’identification ont été modifiés.
Qu’est-ce qu’une angoisse normale ?
Il est normal et nécessaire d’éprouver une certaine angoisse ; elle peut vous forcer à agir lorsque quelque chose vous inquiète et à vous mettre à l’abri du danger. Dans certaines situations, l’angoisse peut même être essentielle à la survie. Supposons par exemple que vous êtes sur le bord d’une route et qu’une voiture fonce sur vous. Vous reconnaîtriez immédiatement le danger, vous auriez peur et vous vous déplaceriez pour éviter la voiture. Cette angoisse normale, appelée réaction « de lutte ou de fuite », fait en sorte que vous lutterez contre la situation dans laquelle vous vous trouvez ou fuirez le danger.
Lorsque nous éprouvons un sentiment de danger ou que nous avons l’impression que le danger est imminent, le cerveau transmet un message au système nerveux, qui réagit en produisant de l’adrénaline. Cet afflux d’adrénaline rend alerte, donne de l’énergie et de la force, et prépare le corps à attaquer (lutte) ou à quitter les lieux (fuite). Toutefois, il peut avoir des effets secondaires désagréables comme la nervosité, la tension, les étourdissements, les sueurs, les tremblements ou l’essoufflement. Ces effets peuvent être inquiétants, mais ils ne sont pas dangereux pour le corps et sont généralement de courte durée.
Comment l’angoisse nous affecte-t-elle ?
Chaque fois que la réaction de lutte ou de fuite se manifeste en raison d’un danger, qu’il soit réel ou imaginaire, elle modifie la façon dont on pense (symptômes cognitifs), la façon dont le corps réagit (symptômes physiques) et la façon dont on agit (symptômes comportementaux). L’ampleur de ces modifications varie d’une personne à l’autre et dépend du contexte.
1. symptômes cognitifs : On se concentre immédiatement et automatiquement sur la menace potentielle. La réaction peut varier d’une légère inquiétude à une terreur extrême.
2. symptômes physiques : En voici quelquesuns : palpitations, accélération du rythme cardiaque, respiration superficielle, tremblements, sueurs, étourdissements, vertige, impression que les genoux se dérobent sous soi, froid, tension musculaire, essoufflement et nausée.
3. symptômes comportementaux : On peut adopter divers comportements et en délaisser d’autres pour se protéger contre l’angoisse (p. ex., suivre un cours d’autodéfense ou éviter certains endroits à la tombée de la nuit).
Il importe de reconnaître que, dans bien des cas, l’angoisse entraîne des changements simultanés sur les plans cognitif, physique et comportemental. Par exemple, si vous vous inquiétez de votre situation financière (réaction cognitive), vous éprouverez sans doute de la nervosité (réaction physique) et il est possible que vous passiez beaucoup de temps à vérifier votre budget et vos investissements (réaction comportementale). Ou encore, si vous vous préparez à passer un examen important, il se peut que vous craigniez de ne pas être à la hauteur (réaction cognitive), que vous soyez tendu et que vous ayez le trac (réaction physique), et que vous attendiez jusqu’à la dernière minute pour étudier (réaction comportementale).
Il ne faut pas oublier les points suivants :
• l’angoisse est normale ; tous les organismes vivants en éprouvent ;
• l’angoisse est nécessaire à la survie et à l’adaptation ;
• l’angoisse n’est ni mauvaise ni dangereuse ;
• en règle générale, l’angoisse est de courte durée ;
• un niveau faible ou modéré d’angoisse peut avoir un effet bénéfique sur la performance.
Quand l’angoisse devient-elle problématique ?
Nous éprouvons tous de l’angoisse un jour ou l’autre mais, généralement, les symptômes disparaissent rapidement et ne causent pas de problèmes. Toutefois, lorsque les symptômes cognitifs, physiques et comportementaux de l’angoisse sont persistants et graves et que l’angoisse provoque une détresse qui nuit à la capacité de travailler ou d’étudier, de socialiser et d’accomplir les tâches quotidiennes, il se peut que l’angoisse ne soit pas normale.
Les symptômes d’angoisse suivants pourraient indiquer la présence d’un trouble anxieux :
1. symptômes cognitifs :pensées anxieuses (p. ex., « Je perds le contrôle »),prévisions anxieuses (p. ex., « Je vais bafouiller et me retrouver dans une situation embarrassante ») et croyances anxieuses (p. ex., « Seules les personnes faibles sont anxieuses »).
2. symptômes physiques :réactions physiques excessives compte tenu du contexteanxieuses (p. ex., cœur qui bat très rapidement et difficulté à respirer parce qu’on se trouve dans un centre commercial). Les symptômes physiques de l’angoisse peuvent être confondus avec ceux d’une maladie physique telle qu’une crise cardiaque.
3. symptômes comportementaux :éviter les situations qui font peur (p. ex., prendre le volant), éviter les activités qui procurent des sensations semblables à celles qu’on ressent lorsqu’on est anxieux (p. ex., l’exercice), éviter certaines situations de façon subtile (comportements qui ont pour but de distraire quelqu’un, p. ex., parler plus quand on est anxieux) et adopter des comportements axés sur la sécurité (habitudes qui minimisent l’angoisse et procurent un sentiment de sécurité, p. ex., toujours avoir un téléphone cellulaire à portée de la main pour pouvoir demander de l’aide).
Plusieurs facteurs déterminent s’il faut consulter un professionnel de la santé mentale à cause de l’angoisse ressentie, entre autres :
• le degré de détresse causé par les symptômes d’angoisse ;
• l’incidence des symptômes d’angoisse sur la capacité de travaille ou d’étudier, de socialiser et d’accomplir les tâches quotidiennes ;
• le contexte dans lequel l’angoisse se manifeste.
Quels sont les troubles anxieux ?
Un trouble anxieux peut causer de l’angoisse la plupart du temps ou lors d’épisodes intenses, parfois sans raison apparente. Les personnes ayant des troubles anxieux peuvent se sentir si angoissées et si mal à l’aise qu’elles évitent les tâches et les activités quotidiennes susceptibles d’entraîner l’apparition des symptômes d’angoisse. Certaines personnes ont des crises d’angoisse si intenses qu’elles en sont terrifiées ou paralysées. En règle générale, les personnes aux prises avec des troubles anxieux savent que leurs craintes sont irrationnelles et excessives. Lorsqu’elles rencontrent un professionnel pour se faire traiter, un grand nombre d’entre elles disent : « Je sais que mes craintes ne sont pas raisonnables, mais je n’arrive pas à m’en débarrasser ».
La plupart des troubles anxieux sont classés en fonction de la nature de l’angoisse. On trouvera ci-après une brève description des principales catégories de troubles anxieux. Cette description repose sur les critères diagnostiques énoncés dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV). Bien que chaque trouble anxieux puisse présenter un grand nombre de symptômes différents, on a choisi un exemple représentatif pour illustrer les symptômes cognitifs, physiques et comportementaux de chaque trouble.
Trouble panique (avec ou sans agoraphobie)
Description
• Le trouble panique se traduit par des crises de panique récurrentes et inattendues (p. ex., palpitations, sueurs, tremblements) suivies d’une période d’au moins un mois au cours de laquelle on craint constamment d’avoir une autre crise de panique. (APA 2000, p. 432433)
• Les crises de panique peuvent s’accompagner d’agoraphobie (lorsqu’une personne évite ou endure, au prix d’une détresse marquée, des situations précises comme se trouver en dehors de chez soi, seul ; être au milieu d’une foule ou dans une file d’attente).
Exemples de symptômes
Cognitifs
• « Je fais une crise cardiaque. »
• « J’étouffe. »
Physiques
• accélération du rythme cardiaque
• douleur à la poitrine ou malaise
• étourdissements, nausée
• tremblements
• essoufflement
Comportementaux
• éviter les endroits où on a éprouvé des symptômes d’angoisse dans le passé (p. ex., une certaine épicerie) ou des endroits semblables (p. ex., toutes les épiceries)
• éviter de voyager, d’aller dans des centres commerciaux, de se trouver dans une file d’attente
• éviter les activités intenses (p. ex., l’exercice)
Phobies spécifiques
Description
• Une phobie spécifique est une crainte marquée et persistante d’un objet ou d’une situation clairement perceptible ou circonscrit. (APA 2000, p. 405)
• Il y a cinq soustypes de phobies spécifiques : les phobies ayant trait aux animaux, comme la peur des souris ou des araignées ; les phobies ayant trait au milieu naturel, comme la peur des orages ou des hauteurs ; les phobies ayant trait au sang, aux injections et aux blessures, comme la vue du sang ou les piqûres ; les phobies associées à certaines situations, comme la peur du transport en commun, des ascenseurs et des lieux fermés ; et les autres types de phobies, comme la peur de s’étouffer ou de vomir.
Exemples de symptômes
Cognitifs
• « L’avion va s’écraser. »
• « Nous allons tous périr. »
Physiques
• sueurs
• tension musculaire
• étourdissements
Comportementaux
• éviter de prendre l’avion
• besoin d’évasion
Phobies sociales
Description
• Une phobie sociale est une crainte marquée et persistante des situations sociales et des situations où il faut agir en public et où on risque de se sentir gêné. (APA 2000, p. 450)
• La peur peut être associée à la plupart des situations où il faut agir en public ou se trouver en présence d’autres personnes, comme discuter en petits groupes, rencontrer de nouvelles personnes, sortir avec quelqu’un ou pratiquer un sport.
Exemples de symptômes
Cognitifs
• « Je vais avoir l’air angoissé et bête. »
• « Les gens vont penser que je suis bizarre. »
Physiques
• rougissement des joues
• sueurs
• bouche sèche
Comportementaux
• éviter les rencontres sociales, les fêtes et les réunions
• éviter de prendre la parole en public
Trouble obsessionnel-compulsif
Description
• Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) se manifeste par la présence d’obsessions récurrentes ou de compulsions suffisamment accaparantes pour occasionner un profond désarroi ou un dysfonctionnement. (APA 2000, p. 417)
• Les obsessions prennent la forme de pensées, d’impulsions ou d’images perturbatrices qui s’imposent sans cesse à la conscience, par exemple craindre la contamination (avoir peur de toucher aux poignées de portes) ou avoir des doutes (« Aije bien fermé la porte à clé ? »).
• Les compulsions sont des comportements ou des « rituels » qu’adopte la personne pour tenter de réduire ou d’éliminer ses pensées obsessives (p. ex., se laver les mains, vérifier).
Exemples de symptômes
Cognitifs
• « Si je touche à cette poignée de porte, je vais tomber malade et contaminer toute ma famille. »
Physiques
• tension musculaire
• malaises
Comportementaux
• se laver, nettoyer ou vérifier de façon excessive
• éviter de toucher aux poignées de portes et d’utiliser les toilettes publiques
Trouble de stress aigu
Description
• Le trouble de stress aigu peut se manifester après qu’une personne a vécu un ou plusieurs événements marqués par un décès, une menace de décès, une blessure grave, une menace de blessure grave ou une menace à son intégrité physique ou à celle d’autrui, après qu’elle a été témoin de tels événements ou après qu’elle y a été confrontée. (APA 2000, p. 431)
• Le trouble se manifeste dans le mois qui suit l’événement traumatisant.
• Les souvenirs troublants de l’événement traumatisant peuvent causer une réaction émotionnelle et donner l’impression de revivre l’événement.
Exemples de symptômes
Cognitifs
• « Je vais mourir pris au piège dans une voiture. »
• « J’ai échappé à la mort une fois. Je ne serai pas aussi chanceux la deuxième fois ! »
• « Le monde est dangereux. »
Physiques
• agitation, difficulté à dormir et à se concentrer
• sursaut excessif
• tension, nervosité ou torpeur
Comportementaux
• l’évitement des situations qui rappellent le traumatisme
• une réaction émotionnelle intense ou l’absence de réaction émotionnelle intense
Syndrome de stress post-traumatique
Description
• Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) se manifeste par des symptômes caractéristiques à la suite d’une exposition à un agent extrême de stress traumatique. (APA 2000, p. 463)
• La réaction à l’événement doit être une peur intense ou un sentiment d’impuissance ou d’horreur. (APA 2000, p. 463)
• En règle générale, les symptômes se manifestent dans les trois mois qui suivent le traumatisme. Dans certains cas, il peut s’écouler des mois, voire des années, avant que les symptômes n’apparaissent. (APA 2000, p. 466)
• Des souvenirs perturbateurs, des cauchemars et des flash-back font revivre constamment l’événement traumatisant.
Exemples de symptômes
Cognitifs
• « Je sais maintenant que je ne suis jamais en sécurité. »
• « On ne peut faire confiance à personne. »
Physiques
• troubles du sommeil, cauchemars
• irritabilité ou emportement
• hypervigilance à l’égard du danger
Comportementaux
• éviter les pensées, les sentiments, les conversations, les activités, les personnes ou les endroits associés au traumatisme (p. ex., les véhicules d’urgence, les terrains de stationnement)
Trouble d’anxiété généralisée
Description
• Le trouble d’anxiété généralisée (TAG) se manifeste par une angoisse et une inquiétude excessives présentes la plupart des jours, pendant une période d’au moins six mois, et qui portent sur divers événements ou activités. (APA 2000, p. 472)
• Le tag se caractérise par une difficulté à maîtriser l’inquiétude. (APA 2000, p. 472)
Exemples de symptômes
Cognitifs
• « Quelque chose va mal tourner. »
• « Mes inquiétudes vont me rendre fou. »
Physiques
• tension musculaire
• impossibilité de se détendre
• agitation, irritabilité
• troubles du sommeil causés par l’inquiétude
Comportementaux
• éviter d’écouter les nouvelles ou de lire les journaux
• restreindre ses activités en raison d’une inquiétude excessive au sujet de ce qui pourrait se produire

http://www.camh.ca/fr/hospital/health_information/a_z_mental_health_and_addiction_information/anxiety_disorders/anxiety_disorders_information_guide/Pages/anxiety_anxiety_disorders.aspx

dimanche 29 décembre 2013

On ne fait jamais d'omelette sans casser d'oeufs

On ne fait jamais d'omelette sans casser d'oeufs

Entre chiites et sunnites


Lorsque l’on évoque le Proche et le Moyen-Orient, ces mots reviennent sans cesse. La Ligue arabe est composée essentiellement de pays sunnites, l’Iran est la grande puissance chiite, le clan de Bachar el-Assad représente la minorité alaouite de Syrie…

 Quelles sont les différences entre ces branches de l’islam ? Petit tour d’horizon.

1. Entre chiites et sunnites un… schisme en 632
Tant que le prophète Mahomet est en vie, l’islam ne forme qu’un seul et même courant. En 632, à sa mort, des divergences de vue apparaissent.
Les chiites et les sunnites ne lui reconnaissent pas le même successeur. Ceux qui choisissent Ali, gendre du prophète, deviendront les chiites, tandis que ceux, majoritaires, qui préfèrent suivre Abou Bakr, compagnon de Mahomet, deviendront les sunnites.

2. Une organisation du clergé très différente
Les chiites reconnaissent 12 imams, réputés infaillibles dans l’interprétation du Coran. Parmi ces 12 imams se trouvent les deux fils d’Ali. Les chiites croient que le douzième imam reviendra à la fin des temps pour juger les hommes.
Pour les chiites, le Coran est une œuvre humaine, alors que pour les sunnites il a un caractère divin. Au-delà du Coran, les sunnites sont également fidèles à la "sunna", les faits et gestes de Mahomet. À travers la sunna, les sunnites tentent d'imiter le Prophète. Ils considèrent que l'Histoire est prédéterminée, alors que les chiites accordent plus d'importance à la liberté individuelle.
Le chiisme se distingue également du sunnisme par l’existence d’un clergé très hiérarchisé. Alors que les sunnites acceptent que l’autorité politique et religieuse soit fondue dans une même personne (comme au Maroc où le roi est commandeur des croyants), chez les chiites le pouvoir politique doit compter avec le pouvoir, distinct, des autorités religieuses (les ayatollahs en Iran, par exemple).

http://quoi.info/actualite-international/2011/12/06/chiites-sunnites-alaouites-druzes-faites-vous-la-difference-118514/

lundi 23 décembre 2013

Comment rompre ?

Je suis fatiguée et je n'ai toujours pas réussi a placer les mots, a caler les choses. Elle ne veut pas entendre et botte en touche et moi j'essaye d'exprimer cela le plus clairement possible, mais aussi de la manière la plus soft et c'est ça qui ne va pas.

jeudi 12 décembre 2013

Citation du jour

Tous ceux qui errent ne sont pas perdus

Comment rompre ?


Une rupture n’est jamais facile surtout si l'autre, loin de partager cette perspective, refuse de voir la réalité en face : l’histoire que vous viviez atteint ses limites et l’heure des bilans a sonné. Pour vous, il est temps de tourner la page. Dans ces circonstances, il est difficile de ne pas faire de mal à l’autre. Pourtant, votre décision est prise, vous êtes sûr(e) de ce que vous ressentez vis-à-vis de votre relation, de votre partenaire. Comment lui faire comprendre et lui redire de manière claire et précise que c’est fini ? Love Intelligence vous guide dans ce moment délicat de la rupture et de ses suites : comment lui faire entendre raison ?

Comment s’y prendre ?
Eviter le face-à-face peut être une solution de facilité, le téléphone et le courrier sont a priori un moyen d’éviter les esclandres, les cris, les pleurs... Néanmoins il y a de fortes chances que l’autre soit frustré(e) et que la rupture ne soit pas véritablement réglée. Un goût d'inachevé qui donnera à votre futur(e) ex l’occasion de vouloir vous revoir et de demander indéfiniment des comptes… Si vous souhaitez que les choses soient claires, sans qu’aucune ambiguïté ne puisse altérer votre décision de rompre, le face-à-face reste donc la seule issue pour une rupture « en bonne et due forme. »

Choisissez le bon moment
Il est essentiel de prendre le temps de bien choisir l'opportunité qui va vous permettre de discuter de manière claire et précise. Evitez lez situations qui risquent d’occasionner des tensions supplémentaires comme juste après une dispute par exemple. En effet, votre partenaire peut mettre en doute votre décision de rompre car il/elle se dit qu’elle est prise sous le coup de la colère, ce qui lui permettra toujours de revenir à la charge et de vous convaincre de revenir… Privilégiez donc les moments de calme, et de tranquillité pour que votre message passe dans les meilleures conditions.

Le lieu propice
Evitez également les lieux chargés émotionnellement par votre histoire tels que votre premier lieu de rendez-vous, celui de votre premier baiser ou encore l'appartement. En somme tout endroit imprégné par des émotions ou des souvenirs communs. Afin que la communication ne soit pas interférée par des "éléments perturbateurs » choisissez un endroit neutre, pour donner une impression de rituel solennel : le parc, le restaurant ou le café sont ainsi autant de lieux adaptés car ils obligent à une réaction contrôlée et empêchent ainsi de verser dans l’aspect « dramatique » que peut susciter la rupture chez l’autre

Sachez dire stop !
Souvent, la personne qui prend l’initiative de rompre craint de froisser son/sa partenaire, au lieu d’en parler clairement elle tente donc d’envoyer des signaux plus ou moins explicites : « moins se voir » par exemple, ou encore en affichant une attitude distante et moins complice… Erreur : plus vous laissez traîner les choses, plus tout cela risque de devenir pénible pour tous les deux. Aussi préparez-vous psychologiquement à être ferme dans la manière d’aborder votre rupture et à être le plus concis possible. En étant direct(e), vous ne permettez pas à l’autre de se positionner dans une attitude qui laisse à penser que tout n’est pas fini, qu’il lui reste encore une chance de vous récupérer et peut-être de repartir à zéro. Aussi à moins que ce ne soit évidemment votre intention, sachez dire Stop , soyez franc(he) , dites lui que vous n'êtes plus amoureux(se) d’elle/ de lui, en la regardant dans les yeux.
• Erreur n°1
Surtout ne vous culpabilisez pas en lançant un « je ne te mérite pas ». Au mieux vous laissez transparaitre à l’autre que ce choix est difficile pour vous. Mais restez ferme sinon l’autre en profitera pour tenter de « recoller les morceaux » . Bref, Au risque de le/la bousculer, en affichant clairement votre décision vous avez ainsi plus de chance de couper définitivement les ponts.
• Erreur n°2
L’erreur n°2 consiste à prendre sur soi la rupture et montrer à l’autre qu’il/elle n’est pas en cause : exemple « je ne suis pas prêt en ce moment », « tu n’as rien à voir avec cette rupture, c’est moi qui suis pas bien. » Naturellement, on veut préserver l’autre et son estime de lui-même, mais, malgré tout, il faut lui faire comprendre que vous n’avez plus de sentiments, que vous avez tourné la page. Vous lui demandez de respecter ce besoin de silence et de distance.

Evitez le « service après-vente »
Il n’est pas toujours facile d’assumer complètement la séparation quand bien même vous l’avez décidé en toute connaissance de cause. En effet, de votre histoire vous avez gardé des reflexes, des gestes tendres qu'il faudra perdre, de bon moments qu’il faudra reléguer dans le domaine du passé... C’est notamment dans cette période de phase dite « intermédiaire » que l’autre encore fort(e) de son ascendance sur vous tente de « jouer ses dernières cartes » soit en invoquant un chantage affectif, soit en voulant « rester amis. » Or, y en cédant, dans un moment de faiblesse ou par culpabilité, vous risquez d’entretenir une ambigüité qui aura pour conséquence de bâcler la rupture... Cesser de se voir pendant une certaine période est alors souvent un passage obligé pour instaurer des frontières claires et prendre du recul, pour éviter que la relation ne continue dans un autre registre...
L'amour se traduit par des symptômes de manque lorsque l'être cher est absent. Il est donc plus normal qu’une séparation soit vécue difficilement, plus précisément si l’autre ne s’y était pas préparé. Par ailleurs, il arrive que celui/celle qui rompt se sente coupable vis-à-vis de la personne quittée ; cependant ne perdez pas de vue votre objectif, en finir avec cette relation sans faire perdre de temps à votre ex non plus. Pour que la séparation soit effective il est nécessaire d’être franc et direct, dans ses paroles, ses attitudes envers son partenaire ainsi que dans sa prise de décision. Parce qu’elle/il garde l'espoir de vous récupérer, votre ami (e)va sans doute tout mettre en œuvre pour vous culpabiliser, vous retenir. Dans ces circonstances sachez rester ferme, vous évitez ainsi que la rupture ne s’éternise et pouvez enfin tourner la page définitivement.

http://www.femmeactuelle.fr/amour/coaching-amoureux/comment-rompre-definitivement-avec-une-personne-envahissante-02290/(page)/6

mercredi 20 novembre 2013

Il fait nuit

Il fait nuit au propre et au figuré, et il n'y a personne pour discuter, 4h00 du matin, et cela ne va pas.
Je crois que je suis trop gentille, il faut que j'arrive a ne pas avoir ce complexe du "je veux être sympa et fair play", cela ne fait que me polluer.
Apprendre à dire non "Non, non, non, non, Non, no "
Pourquoi est ce si compliqué, je sais le faire dans ma vie professionnelle, alors pourquoi est ce que cela semble si compliqué dans ma vie privé


lundi 11 novembre 2013

J'ai changé ma vie pour le meilleur

J'ai changé ma vie pour le meilleur, pris de gros risques, à tous les niveaux, essayer de casser les murs que l'on se construit au fil des années, réouvrir vers les autres et pourtant aujourd'hui, même si je ne regrette pas cette vie passée, la nouvelle ne me va pas, je crois que l'on a tendance a reproduire les situations, et aujourd'hui la situation me pollue a nouveau, a tel point, que mon niveau de stress est trés haut, mon enthousiasme très bas, tout comme mon envie de faire les choses, je vais peut être aller discuter avec un psy, pour casser ce cercle et faire sortir ces angoisses que j'ai parfois et cette impression d'être seule, même quand il y a du monde. Il y a forcément une sortie au bout du tunnel


mardi 22 octobre 2013

Aimer ne suffit pas toujours

Hier, elle m'a dit à nouveau ce qu'elle m'avait déjà dit, si cette relation ne te va parfaitement bien, si quelque chose cloche et te fais péter les plombs comme tu peux parfois péter les plombs, ce n'est pas bon. Il faut que tu prennes la bonne décision et que tu la quittes.
Moi, je lui dit, je l'aime, j'ai des sentiments, mais il y a tout ca qui ne va pas, et que je n'arrive pas a faire bouger.
D'ou est ce que cela part ? le fond du fond, d'un énorme manque de confiance, du fait que je regarde le monde de manière sarcastique, que même si je manage de l'enthousiasme et du dynamisme, du peps, et de l'entrain pour les choses, j'ai du mal à y croire.
Que cette femme magnifique m'aime, c'est ça que j'ai du mal à croire, alors je me raccroche a tout le reste, pour me dire, non elle est avec moi, pour l'argent, le confort, la facilité...mais pas vraiment pour moi.
Tcho, il faut que je rebosse la confiance, la confiance en moi
"je crois en moi et en mon succès, je porte en moi le triomphe, je crois en moi et en mon succés, je porte en moi le triomphe, je crois en moi et en mon succès, je porte en moi le triomphe,"

Quoi qu'il arrive, Christine a raison, ne pas se laisser polluer, garder le cap, n'accepte rien qui te pollue et dis tout ce qui ne te vas pas, sois toi même, le plus important c'est que tu sois bien, bien dans ta tête, bien dans ton coeur, préserves cela a tout prix


vendredi 11 octobre 2013

J'aurai tellement souhaité que ce soit Malala qui remporte le prix Nobel de la paix

J'aurai tellement souhaité que ce soit Malala qui remporte le prix Nobel de la paix. Ce nouveau choix du comité est un nouveau non sens. Je suis complètement d'accord avec l'article ci dessous

http://www.europe1.fr/International/Il-n-y-a-plus-de-prix-Nobel-de-la-paix-1671787/

Le prix Nobel de littérature est par contre, un excellent choix. Je ne connaissais pas cette auteur Canadienne, elle est formidable, je suis entrain de lire son dernier livre "trop de bonheur", il s'agit d"une compilation de nouvelles, c'est tellement bien écrit que même si le sujet n'est pas intéressant, cela se lit avec plaisir.


mercredi 21 août 2013

Nouvelle vie

Je n'arrivais plus a vivre dans ma vie, j'ai tout changé. Je crois que j'ai fais les bons choix, parce que tu n'as qu'une vie. Je ne suis pourtant pas certaine d'avoir trouvé la ou je veux être, la ou je serai bien. J'ai tellement de doutes et de peur de repartir pour les mêmes galères 

lundi 27 mai 2013

Feel down

Feel down, je suis déçue, pas par les changements que j'ai fait dans ma vie, mais par les nouveautés :)

samedi 25 mai 2013

Rama Burshtein : Ce tournage était potentiellement dangereux pour une femme.


Le premier film sur le monde ultraorthodoxe réalisé par une cinéaste ultrareligieuse. Rencontre.
Le monde entier a découvert Rama Burshtein lors de la présentation du « Coeur a ses raisons » lors de la dernière Mostra de Venise. Son premier long-métrage raconte l’histoire de Shira, une jeune femme de la communauté hassidique de Tel-Aviv qui, à la suite du décès de sa sœur, se voit proposer d’épouser son beau-frère endeuillé. Le premier film sur le monde ultraorthodoxe réalisé par une cinéaste ultrareligieuse. Rencontre.
L’idée du film vous est venue voilà six ans quand vous entendez parler d’un projet de mariage arrangé entre une jeune fille et l’époux de sa sœur défunte.
Rama Burshtein. Après avoir pris connaissance de ce fait-divers, j’ai décidé d’interviewer des jeunes femmes ayant vécu une expérience similaire, pour comprendre la nature de leurs sentiments. Avaient-elles agi par amour, par devoir ? Je n’arrivais pas à saisir comment leur famille pouvait passer du deuil à ce projet de mariage arrangé. La chose m’est apparue moins dramatique par la suite. Si la religion s’approche de la vérité, elle doit apporter des réponses. Agir par obligation, cela n’élève pas sur le plan religieux. Ma Torah, c’est la passion, et l’amour que l’on peut éprouver pour Dieu est lié à celui que l’on ressent pour les êtres humains.
Le titre français du film, « Le cœur a ses raisons », rappelle celui d’un roman de Jane Austen.
Jane Austen est une référence : elle a une façon unique d’utiliser l’intensité dramatique d’un huis clos pour dépeindre une passion. Toutefois, mon inspiration s’ancre dans la réalité. Au travers du personnage de Shira, j’ai essayé de faire le portrait de la pureté… Une jeune femme qui n’a jamais connu l’amour et se retrouve confrontée à ses sentiments.
Vous êtes revenue à la religion à 25 ans passés. Avez-vous eu envie de rendre justice à votre communauté ?
Je ne suis pas à l’aise dans le rôle de porte-drapeau. Mais il m’a semblé que le temps était venu de faire entendre une autre voix. Celle d’une cinéaste qui puisse raconter de l’intérieur une histoire qui concerne la communauté ultraorthodoxe. Il ne s’agit pas d’une société fermée ou secrète comme on le croit souvent. Récemment, une exposition sur les hassidim a fait un tabac au Musée d’Israel de Jérusalem. La curatrice a su gagner la confiance de ce milieu qui lui a ouvert ses portes…
Contrairement aux idées qui circulent sur la société ultraorthodoxe, vous montrez des femmes aux pouvoirs très forts.
Dans cet univers, l’époux est le roi, mais il ne porte pas forcément une couronne. Je montre que la femme a le pouvoir. Mais il ne s’agit pas d’une femme qui cherche à être l’égal de l’homme. Elle reste féminine et adopte un profil bas. A l’image du personnage de la tante Hanna, une femme sans bras, qui exerce une immense influence…
Le film est rythmé par les rituels juifs.
Quand je suis retournée à la religion, il m’est apparu qu’être juif relève de cette capacité à passer sans transition de la joie à la tristesse. Je voulais mettre à l’écran ce type de rythme. Dans le film, on dit « Mazal tov ! » à la famille endeuillée qui vient de célébrer une circoncision. L’histoire commence pendant la fête de Pourim qui associe plusieurs commandements : donner aux nécessiteux et connaître l’ébriété. Tout cela est très mélangé et cela me va bien. Je suis une personne extrême. La religion, c’est mon tempo.
Vous avez demandé l’autorisation à votre rabbin de réaliser ce film. Et vous vous êtes organisée pendant le tournage pour ne jamais rester seule en présence d’un homme.
J’ai plutôt requis sa bénédiction. Ce tournage était une expérience potentiellement dangereuse pour une femme. On n’a pas écrit de livres là-dessus : respecter la halakha [la loi juive, NDLR]pendant un tournage ! Au final, tout s’est passé merveilleusement bien.
Comment le film a-t-il été accueilli en Israël ?
C’est l’autre aspect du miracle. Bien qu’ils ne fréquentent pas les salles de cinéma qui rassemblent un public mixte, les ultraorthodoxes ont été nombreux à le voir et à l’apprécier. Le film ne leur était pourtant pas destiné. En outre, ce long-métrage a totalisé plus de 300 000 entrées depuis sa sortie en octobre, l’un des meilleurs scores du cinéma national de ces dix dernières années. Et pourtant, à ma demande, il n’a pas été projeté durant le shabbat. Mais cela n’a pas eu d’impact sur le box-office !
Repères
1967. Naissance à New York dans une famille laïque.
1994. Etudie à l’école de cinéma Sam Spiegel de Jérusalem et revient à la religion.
2012. Prix de la meilleure interprétation féminine à Hadas Yaron à la Mostra de Venise pour « Le cœur a ses raisons ».
 
http://cinema.nouvelobs.com/articles/25345-interviews-rama-burshtein-ce-tournage-etait-potentiellement-dangereux-pour-une-femme

Et Nate Silver, saint patron des "nerds", créa le data


Il n'est pas encore là que l'assemblée se tait déjà. Dans une atmosphère quasi religieuse, les quelque 250 Londoniens sagement assis face à l'estrade attendent l'arrivée de l'oracle américain, en silence. Démarche un peu gauche et sourire bon enfant, Nate Silver, le saint patron des "nerds" (le sobriquet désigne les obsessionnels du chiffre et des nouvelles technologies), apparaît enfin, avec quelques minutes de retard.
Il est là, costume gris et lunettes rectangles, avec des airs d'oiseau tombé du nid, face aux mines imprégnées de ses fidèles, aussi sûr de ses algorithmes que de son aura. Des mois avant le scrutin présidentiel américain du 6 novembre 2012, il annonçait une confortable victoire de Barack Obama. Faisant ainsi mentir les analystes et autres experts qui pronostiquaient un vote serré. Quelques autres ont, eux aussi, prévu l'élection du candidat démocrate, mais aucun n'a annoncé des résultats exacts dans la totalité des cinquante Etats américains.
UNE MANNE CONSIDÉRABLE
Propulsé au rang de star, ce statisticien de 35 ans, blogueur vedette du New YorkTimes, donnerait presque un coup de vieux à ses – plus – jeunes comparses monomaniaques, nerds à l'ancienne, retranchés derrière leurs écrans d'ordinateur, ne sachant communiquer qu'avec leur machine. C'est un nerd dernière génération, de ceux qui ne craignent ni les projecteurs ni les lazzis, de ceux qui se montrent et qui s'expriment. Et il parle, Nate Silver. Beaucoup.
Ce jour-là, à Londres, il est venu faire la promotion de son livre, The Signal and the Noise ("Le Signal et le Bruit", paru aux Etats-Unis en septembre 2012). Dans la liste des best-sellers des œuvres non romanesques du New York Times et du siteAmazon à sa sortie, il est aujourd'hui traduit dans le monde entier, de l'Angleterre à la Chine, en passant par le Japon, l'Allemagne et l'Italie. Sauf en France. "Il n'est pas étonnant que l'Hexagone n'ait pas traduit son œuvre, estime Stéphane Rozès,conseiller politique, président de Cap. Si la France est une grande consommatrice de sondages, l'idée même qu'un statisticien puisse annoncer en amont le résultat de l'élection est baroque et attentatoire à l'imaginaire politique français."
C'est sa cinquième conférence de la semaine. Silver connaît bien son auditoire. Un public majoritairement jeune qui ne jure que par le "big data" (volumes massifs de données) et rêve d'en maîtriser les rouages. A l'instar de Peter, jeune entrepreneur qui vient de créer sa société, dans les télécoms, et veut toutapprendre de la méthode Silver pour garantir le succès de sa nouvelle affaire. Il ne connaît pourtant rien au big data, il a fait des études de commerce, mais il sait tout des exploits de l'orateur du jour et veut sa part de savoir. "Si j'arrive à apprendrequoi faire de toute la masse d'informations disponibles, je mets toutes les chances de mon côté pour proposer les bons produits aux bons clients au juste prix",explique-t-il.
Il a du pain sur la planche. Messages sur les sites des médias, des réseaux sociaux, images numériques et vidéos publiées sur Internet, transactions en ligne, géolocalisation... "Chaque jour, selon IBM, 2,5 trillions d'octets de données sont générés, rappelle Nate Silver. 90 % des données dans le monde ont été créées au cours des deux dernières années seulement." Mais ne sait pas les traiter et entirer bénéfice qui veut. Industriels, partis politiques, agences de publicité, grandes enseignes... Tous cherchent à les exploiter.
La manne est considérable: selon une étude du Boston Consulting Group, la valorisation de ces informations pèsera 1 000 milliards d'euros en Europe d'ici à 2020, soit 8 % du PIB du Vieux Continent. "C'est une science délicate, il ne suffit pas d'entrer quelques chiffres dans un ordinateur pour obtenir une formule magique, insiste Nate. Avec le développement du big data se multiplient également les analyses erronées, les graphiques approximatifs, les études faussées..." Lui ne s'est pas trompé. Il a capté "le signal" (la vérité) malgré "le bruit" (tout ce qui en détourne). Car Nate Silver est un garçon sérieux, qui traite de sujets sérieux (la politique et le sport principalement), manie des outils sérieux (mathématiques, statistiques...), tout en redoublant d'efforts pour ne pas se prendre au sérieux."D'autres ont des modèles similaires au mien, mais tout est dans la façon dontvous l'expliquez aux gens", analyse-t-il.
Il parle un langage simple, étaie ses démonstrations d'exemples à la portée de tous (météo, Wall Street, poker...), ponctue ses interventions de traits d'humour et ne cesse de marteler : "Je n'ai rien fait d'exceptionnel." Barack Obama n'est pas de cet avis. Le 9 mars dernier, au cours du traditionnel dîner du Gridiron à Washington, le président a suscité l'hilarité de l'assemblée en déclarant : "Vous avez remarqué l'absence ce soir d'une personne importante dans ma vie, qui m'a toujours soutenu et m'a donné espoir même lorsque les choses paraissaient sombres. Ce soir, je veux remercier publiquement mon rocher, mon pilier. Merci, Nate Silver." Même lorsque le candidat républicain Mitt Romney a remporté le premier débat télévisé et que les sondages le donnaient vainqueur, le statisticien s'en est tenu à ses prévisions. Une constance qui lui a valu l'ire des conservateurs, des accusations de parti pris et les moqueries des analystes politiques, furieux de se faire contredire et voler la vedette par un statisticien biberonné au base-ball.
DISEUR DE BONNE AVENTURE
Le jeune homme n'en est pas à son premier algorithme.  Son père, professeur desciences politiques, l'a décrit au New York Times comme un petit prodige"fanatique des nombres", capable de faire des multiplications à deux chiffres dès la maternelle. Originaire d'une petite ville universitaire du Michigan, East Lansing, il crée sa première "formule" en cinquième, "une catastrophe" dit-il en souriant. Fan de base-ball – "je savais bien que je ne serai jamais un grand joueur" – le modèle était censé prévoir les chances de gagner des équipes.
Quelques années plus tard, il remet ça. Son diplôme d'économie en poche, il passe une longue période "d'ennui" dans le cabinet de consultants KPMG avant de se (re)lancer dans la sabermétrie (la statistique appliquée au base-ball) et de créer Pecota, un logiciel capable de prédire les performances des joueurs et des équipes de la première ligue américaine. Une discipline rendue célèbre grâce au film Le Stratège, avec Brad Pitt, sorti en 2011, qui raconte l'histoire (vraie) dumanager de l'équipe des Oakland Athletics, Billy Beane, qui, avec son assistant, s'adosse aux statistiques pour sélectionner ses joueurs, décider de leur position sur le terrain et concurrencer les grandes franchises.
Joueur de poker semi-professionnel (pendant plusieurs années, il a gagné sa vie aux tables de jeu), Nate Silver décide d'entrer dans l'arène politique en 2007. Sous le pseudonyme de Poblano, il publie en ligne des prévisions sur l'élection présidentielle de 2008, qu'il nourrit avec les milliers de sondages réalisés aux Etats-Unis. Une envie née "d'une frustration personnelle, explique-t-il. Le commentaire politique aux Etats-Unis est très pauvre, la plupart des émissions d'information sont en réalité du divertissement. Souvent dans une campagne, il ne se passe rien, mais comme ils veulent à tout prix raconter quelque chose, alors ils brodent, fabriquent des informations et pensent qu'être expert cela signifie "donner des réponses définitives"".
Nate Silver, lui, n'affirme jamais rien de définitif. Son créneau, ce sont les probabilités : "Il y a 80 % de chances qu'Obama remporte l'élection." "Les 20 % représentent la dose d'incertitude inhérente à la réalité, insiste-t-il. Ce qui exaspère les experts." Et renouvelle le genre du commentaire politique. En prédisant en 2008 les résultats du scrutin présidentiel dans 49 Etats sur 50, il sort de l'ombre. L'année suivante, il figure dans la liste des 100 personnes les plus influentes du monde dressée par le magazine Time. Cette année, le sans-faute lui vaut deprendre la tête du palmarès 2013 des "100 personnes les plus créatives du monde des affaires" du magazine Fast Company. Le plaçant ainsi directement dans la lignée des "nerds qui conquièrent le monde".
"Sans le vouloir, je suis un peu devenu le porte-parole des nerds, confie-t-il.J'incarne le data geek qui s'oppose aux soi-disant experts." Son blog,FiveThirtyEight (Cinq cent trente-huit, en référence au nombre de grands électeurs du collège électoral américain), hébergé par le New York Times depuis 2010, est l'un des plus suivis de la politique américaine : 20 % des lecteurs internautes du quotidien consultent ses prévisions. Courtisé par les entreprises, les équipes de sport et certains candidats, il refuse toutes les propositions, y compris celles émanant des formations politiques. "Je me vois comme un outsider et je refuse defaire partie d'un monde immoral qui passe son temps à manipuler le public."
Même Hollywood lui fait les yeux doux. "L'industrie de cinéma est obsédée par l'idée de savoir quel film va marcher", commente-t-il. S'il s'amuse à quelques prévisions "hors champ", tel que les gagnants des Oscars, il s'en tient à la politique. Du moins pour les quatre prochaines années. "Je compte créer un jour ma propre société et élargir mes prévisions à d'autres domaines", annonce-t-il.
Le jeune homme n'a pas fini d'affronter l'ire de ses détracteurs et autres sceptiques. Comme Jonathan, professeur de marketing de l'université de Westminster, dans l'assemblée, ce jour-là, à Londres. Gigotant sur sa chaise, il pousse régulièrement des soupirs d'exaspération. "Ce type n'est qu'une imposture, une mode, peste-t-il. Depuis toujours, nous voulons trouver quelqu'un capable de prédire le futur, mais ce n'est pas lui, tout ce qu'il fait c'est donner des probabilités."
Nate Silver n'a jamais affirmé le contraire. Si on le prend régulièrement – et à tort – pour un diseur de bonne aventure, c'est contre son gré. Propulsé pape du big data, intronisé "Seigneur et dieu de l'algorithme", présenté comme "l'homme capable de deviner l'avenir" et "star de la pop culture", on l'affuble de pouvoirs qu'il n'a jamais prétendu posséder. "Quel sera le sexe de l'enfant de Kate [Middleton]?", "Est-ce que cette fille va accepter mon invitation à dîner ?"... Des questions absurdes auxquelles il répond d'un sourire poli : "Je n'avais pas prédit mon succès."


http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/05/24/et-nate-crea-le-data_3415955_651865.html